La photo de vacances sur un compact numérique en 5 leçons

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Publié le 22 juillet 2007.

PRATIQUE - Quelques conseil de pro pour ne pas être déçu au retour…

Clic-Clac. Facile aujourd’hui de prendre une photo et de la transmettre à la terre entière ou à 20minutes.fr. Plus dur d’obtenir une image de qualité, digne d’être imprimée et conservée. A l’heure de la démocratisation des appareils photo numériques compacts, 20minutes.fr a interviewé Stéphane Gauweiler, vendeur au service Travaux Photos à la Fnac et Serge Pouzet, reporter photographe à 20 minutes et ancien propriétaire d’un laboratoire de studio photo. Et vous propose ce petit mode d’emploi à l’usage du vacancier amateur de photo.

1 Lire son menu et choisir le mode adapté
«Les grosses lacunes ont souvent la même cause: l’utilisateur ne lit pas sa notice, il ne sait pas à quoi correspondent les fonctions de son menu», constate Stéphane Gauweiler. La plupart des photographes amateurs restent en mode automatique et du coup les réglages ne sont pas bons.

La plupart des appareils photo proposent – au minimum- le choix entre portrait, paysage et macro, mais les plus sophistiqués proposent aussi des modes sport (vitesse rapide pour «geler l’action», mais à condition d’avoir beaucoup de lumière), fête (pour obtenir des couleurs naturelles malgré un éclairage artificiel), paysage nocturne (vitesse lente mais mieux vaut utiliser un pied) ou encore neige, plage, feu d’artifice, photo aérienne, bébé …

Faute d’utiliser le bon mode, on obtient des photos floues ou mal éclairées. «Ainsi, flasher le Grand Canyon au coucher du soleil ne rime à rien et la photo sera forcément floue. Mieux vaut mettre l’obturateur sur vitesse lente pour utiliser au mieux la lumière résiduelle», explique Stéphane Gauweiler.

2 Choisir la meilleure résolution
On maximise ses chances d’obtenir une bonne photo en augmentant sa résolution, c’est-à-dire son nombre de pixels. «Certes, plus les photos seront en grande résolution, moins on pourra mettre de photos sur la carte. Mais on a tout intérêt à racheter une grosse carte mémoire d’1 Go, sur laquelle on peut mettre au moins une centaine d’images», conseille Serge Pouzet.
Attention, les films prennent beaucoup de place sur la carte, il ne faut pas en abuser.

3 Ne pas trop zoomer
«En mode téléobjectif, on risque de faire du flou à tous les coups surtout s’il n’y a pas beaucoup de lumière», constate Serge Pouzet. Cela est dû au fait que le zoom optique bascule en mode numérique si on le pousse trop à fond.

4 Posséder un ordinateur… ou pas
Si on trie ses photos sur l’écran de l’appareil, on risque de ne pas sélectionner les bonnes. L’ancien propriétaire de magasin photo estime que ne pas posséder d’ordinateur «n’est pas rédhibitoire car on peut faire sauvegarder ses fichiers sur un CD, et faire tirer ses photos au labo».

Beaucoup d’amateurs se sont équipés de leur propre imprimante photo. Une bonne idée? «Non, selon Serge Pouzet, car l’imprimante a ses propres paramétrages couleur, du coup on n’obtient pas l’image que l’on voit à l’écran, on fait plusieurs essais, et au final cela revient plus cher que d’aller dans un laboratoire».

5 Retravailler ses images
De petits logiciels de traitement d’image sont fournis avec la plupart des appareils photo numériques. En principe, ils suffisent amplement à faire les réglages de base. Un conseil: jouer avec « la courbe des niveaux, qui gère à la fois le contraste et la luminosité, permet de redonner de la densité aux images», conclut Serge Pouzet.
Sophie Caillat
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