JUSTICE – L’ancien membre du groupe Action Directe sera libre dès le 2 août…
La chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris a accordé jeudi à Nathalie Ménigon, ancien membre du groupe armé Action directe (AD), un régime de semi-liberté qui commencera le 2 août, selon l’AFP.
Cette juridiction d'appel a confirmé la décision rendue en mai par le tribunal d'application des peines. Ce régime est un «préalable à une mesure de libération conditionnelle». Nathalie Menigon devra «retourner en détention après avoir fini ses activités journalières» mais pourra demander des permissions de sortie le week-end.
Après la
décision de première instance le 10 mai, le parquet avait immédiatement interjeté appel. Et lors de l'audience d'appel fin juin, le ministère public s'était de nouveau
opposé à cette semi-liberté.
L'avocat de la famille Besse s'est opposé à la semi-liberté. «L'assassinat en politique est absolument inacceptable, sans issue, mais vingt ans après l'heure est venue de tourner la page», a réagit Henri Mmalberg, member de la commission Justice au Parti communiste.
Santé fragile
Nathalie Ménigon, 50 ans, à la santé fragile après deux accidents vasculaires cérébraux en détention, est incarcérée depuis février 1987 et séjourne actuellement à la prison de Bapaume (Pas-de-Calais).
Comme les autres membres du noyau dur d'AD Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani et Joëlle Aubron (décédée en 2006), elle a été condamnée deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 18 ans, notamment pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986 et de l'ingénieur général de l'armement, René Audran, un an plus tôt.