Sarkozy défend son ouverture et cajole son UMP
Créé le 19.07.07 à 12h03
Mis à jour le 19.07.07 à 12h03
|
POLITIQUE – Le Président a rencontré 2.500 cadres de l’UMP, mercredi soir au Carrousel du Louvre à Paris…
Sarkozy s’occupe aussi de ses amis. Entre ceux qui ont vu le maroquin ministériel qu’ils convoitaient leur passer sous le nez et ceux qui ont vu leurs adversaires locaux adoubés par Sarko, la stratégie d’ouverture présidentielle n’en finit plus de faire grincer des dents à l’UMP. Le président de la République s’est donc livré à une explication de texte, devant 2.500 cadres de son parti réuni mercredi soir au Carrousel du Louvre.
«Le seul socialiste qui restait, on l’a pris!»
Strauss-Kahn? «Vous n’allez pas me reprocher d’avoir retiré au PS le seul qui était moderne? Je leur laisse Emmanuelli!» Jean-Marie Bockel? «L’Alsace est à droite, le seul socialiste qui restait, on l’a pris!» Selon Yves Jego, porte-parole de l'UMP, le chef de l’Etat a
«expliqué que l'ouverture était la réponse aux attentes des Français et un besoin vital dans un pays qui a besoin de modernité».
Un discours de chef de famille
Et puisque l’ouverture a démontré son efficacité pour saper le PS, le Président a encouragé l’UMP à remettre ça aux élections municipales de 2008. «Il faut recommencer l'ouverture aux municipales et cela veut dire que le gouvernement est un modèle pour les listes municipales», a précisé la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade.
Entouré de la quasi-totalité de ses ministres, Nicolas Sarkozy a aussi pris soin de remercier «ceux qui ont été l'ossature de sa campagne électorale». Un vrai «discours de chef de famille», a résumé Dominique Paillé, secrétaire général adjoint de l'UMP. Une manière aussi de montrer que même s’il n’est plus président de l’UMP, c’est quand même lui qui commande.
Vos réactions