EDUCATION – Faire travailler les enfants pendant l'été est un créneau exploité avec talent par les éditeurs…
En 2006, 3,7 millions de cahiers de vacances ont été vendus en France. Un marché florissant qui aiguise les appétits des éditeurs, toujours prompts à proposer des nouveautés attractives. En outre, les programmes scolaires changeant chaque année, de nouvelles éditionsfleurissent sans cesse. Les ouvrages consacrés aux élèves de primaire se sont é coulés à 1 , 9 million d’ exempl ai res en 2006, contre 1 million pour ceux de maternelle et 800 000 pour les lycéens. Au palmarès des ventes figurent les cahiers de vacances préparant le passage dans des classes charnières : l’entréeen CP et en 6e. Les titres dédiés aux élèves de mater-nelle sont aussi en plein boom : ils enregistrent, parexemple, une progression annuelle de 18,5 % chez Hatier. « Ces cahiers répondent à l’envie des petits d’imiter leurs ainés et au souhait des parents de s’impliquer dans l’éveil de leurs enfants », indique Carola Strang, directrice éditoriale du parascolaire chez Hachette. Quant au contenu des cahiers, il a sensiblement évolué ces dernières années : « Leur mise en page a été modernisée et les histoires racontées ont été remises au gout du jour », indique-t-on chez Hatier. Photos, dessins et couleursdonnent désormais aux cahiers de vacances un aspect résolument ludique. Concurrence oblige, les éditeurs essaient toujours de défricher des terrains encore vierges. Pari gagné pour Christophe Absi, qui vient de sortir le premiercahier de vacances pour adultes chez Chiflet et Cie.Au programme : des exercices de maths, de français,d’histoire, de géographie, de culture générale et d’anglais... teintés d’humour. Les vacanciers sont ainsi invités à mettre au conditionnel le célèbre discours de Sophie Marceau au Festival de Cannes en 1999 ! Ce nouveau concept fait déjà un tabac. « Nous avons vendu 40 000 exemplaires en trois semaines », se réjouit l’éditeur.