Le 14 juillet façon Nicolas Sarkozy

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Publié le 14 juillet 2007.

CEREMONIES - Bain de foule sur les Champs-Elysées, déjenuer avec ses invités européens, le Président...

Son mot d’ordre: innover, à tout prix. Alors que depuis 1981 et l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, les cérémonies du 14 juillet se déroulaient toujours selon le même schéma, Nicolas Sarkozy a chamboulé l’ordre établi. Fidèle à sa volonté d’afficher la rupture.

Deux mois après son entrée en fonction, c’est sous les couleurs européennes que le Président a descendu les Champs-Elysées. Tous les pays de l’Union européenne avaient répondu à l’invitation du chef de l’Etat. Même la toute petite armée maltaise, représentée par 4 policiers.

Entorse au protocole

Arrivé à 10h à l’Arc de Triomphe, Sarkozy, debout dans son command-car, le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, à ses côtés, a entamé la descente des Champs-Elysées, saluant de la main militaires et spectateurs.

Première entorse au protocole, le chef de l'Etat a fait arrêter son véhicule et pour se lancer en direction de la foule.

«Il y a vraiment beaucoup de monde», a-t-il lancé, tout sourire, serrant des mains avant d’embrasser une fillette dans les bras de son père. «Je ne peux pas rester longtemps», s’est-il excusé en se dirigeant vers le trottoir d'en face pour le même bref exercice. Remonté dans son véhicule, il a repris la descente des Champs-Elysées. Direction la Concorde, où l’attendaient sur l’estrade les ministres européens.

«Plus belle avenue du monde»

Le 16 mai, jour de son entrée en fonctions, il avait déjà pris un mini-bain de foule similaire sur «la plus belle avenue du monde».

Rupture encore. Alors que ses prédécesseurs ne s’exprimaient que rarement, mais sacrifiaient toujours à la traditionnelle interview du 14 juillet, Nicolas Sarkozy qui prend la parole presque tous les jours a refusé, pour le 14 juillet de répondre aux questions des journalistes. A la place, il a préféré déjeuner avec le gouvernement et ses invités européens, avant de se fondre dans la foule de la garden-party.

L'heure est à l'innovation

Là- encore, l’heure est à l’innovation. Il devait brièvement s'exprimer de façon informelle, devant des invités dont le nombre a été réduit à quelque 5.000 personnes, dont plusieurs centaines de «héros» et «victimes» anonymes, que le Président a choisi d’honorer.

Enfin, ultime innovation pour la soirée. Nicolas Sarkozy a décidé d’offrir une «grande fête populaire» au Champ de Mars, à Paris, avec des chanteurs européens et, en tête d'affiche, Michel Polnareff. Le tout s'achèvera, sans rupture cette fois, par un très traditionnel feu d'artifice.
C.L. Avec AFP
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