Un Nicolas Sarkozy entre «De Gaulle» et «César»

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Publié le 13 juillet 2007.

REVUE DE PRESSE - Les quotidiens commentent le discours du chef de l’Etat à Epinal...

«La volonté politique est sans équivoque: le chef de l'Etat veut mettre la Ve République à l'heure des temps nouveaux. Car “l'hyperprésidence” est là, qu'on le veuille ou non.» Bilan élogieux du «Figaro» du discours de Nicolas Sarkozy sur la réforme des institutions à Epinal. Les quotidiens reviennent tous, vendredi matin, sur la prestation du chef de l’Etat, plus de soixante ans après le discours du fondateur de la Ve République, Charles de Gaulle.

«Goût immodéré pour les bains de foule»

«Libération» pointe justement l’identification de l’actuel Président au général. Il a démontré, au passage, devant la mairie (d’Epinal), qu’il partageait avec son illustre prédécesseur un goût immodéré pour les bains de foule», écrit le quotidien.

Et sans aucun doute un goût pour «l’hyperprésidence». «Les propos du président de la République, jeudi soir, sur les réformes institutionnelles ne pouvaient que consacrer l'avancée vers une présidentialisation du régime, que la réduction du mandat du chef de l'Etat et la modification du calendrier électoral avait déjà encouragée», souligne «La Croix».

Nicolas Sarkozy a lui-même insisté sur sa fidélité à l’esprit de la constitution voulue en 1958 par Charles de Gaulle. Pas question, a-t-il souligné, de «tourner la page» sur un texte qui a «sauvé la République». L’élection du candidat de l’UMP a toutefois «sonné le glas d'une construction juridique que le temps et les cohabitations avaient peu à peu condamnée à balancer entre impuissance et hypocrisie», note toutefois «Le Figaro».

«La tentation du césarisme»

Une réforme institutionnelle qui inquiète «L'Humanité», qui titre «la tentation du césarisme». «La République souffre d'anémie démocratique. Des réformes s'imposent donc qui fassent reculer le présidentialisme, qui rétablissent la souveraineté du Parlement, qui donnent un véritable statut aux élus, qui instaure le scrutin proportionnel seul garant du pluralisme, qui accorde le droit de vote aux immigrés.» Et le quotidien de plaider pour une sixième République. Il lui faudra attendre au moins cinq ans.
C. F.
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