JUSTICE — Le groupe de rap était poursuivi pour des propos sur la police...
La Cour de cassation a cassé mercredi la relaxe prononcée en faveur de l'un des rappeurs du groupe La Rumeur, Hamé, poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour avoir tenu des propos dénonçant des policiers ”assassins» en 2002 quand Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur.
«Les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété», avait notamment écrit Mohamed Bourokba, dit Hamé, dans un fanzine accompagnant la sortie d'un album de son groupe.
Le 23 juin 2006, la 11e chambre de la cour d'appel de Paris avait confirmé la relaxe prononcée par le tribunal correctionnel en faveur d'Hamé. Mais un an après, l'avocat général de la Cour de cassation, Jacques Mouton, estime que la relaxe était injustifiée et demande que cette décision soit cassée. Hamé s'était lui exprimé dans
un chat le 19 juin sur 20minutes.fr...