JUSTICE – La pédiatre et chroniqueuse de radio écope également d’une amende de…
Edwige Antier, pédiatre et chroniqueuse de radio, a été condamnée mardi à six mois d'emprisonnement avec sursis ainsi qu'à une amende de 15.000 euros
pour avoir recelé des fonds détournés par son mari au détriment d'une association d'aide à l'enfance.
La prévenue, qui est également 1ère adjointe UMP au maire du VIIIe arrondissement de Paris, a par ailleurs été condamnée à une interdiction d'exercer une activité dans une association, notamment
Elle fera appel
A l'issue de ce délibéré prononcé devant la 13e chambre du tribunal correctionnel de Paris, présidée par François de la Saussay, Edwige Antier a précisé qu'elle entendait faire appel de cette décision.
Figure médicale, médiatique et politique, Edwige Antier comparaissait avec son époux, Robert Regard, devant la 13è chambre du tribunal correctionnel de Paris. Ils devaient répondre aux accusations d’escroquerie, de recel et de contrefaçon de chèque, selon Le Parisien.
Trou de près de 170.000 euros
L’affaire remonte en 2005. Edwige Antier est alors à la tête de l’antenne française de l’Association mondiale des amis de l’enfance (
Amade), fondée dans les années 1960 par la princesse Grace de Monaco. Robert Regard s’occupe de la trésorerie.
Certains membres du conseil d’administration se posent des questions sur l’utilisation des dons et mandatent un expert-comptable pour disséquer la comptabilité des exercices 2004 et 2005 de la branche française de l’association. C’est à ce moment qu’il découvre un trou de 169.407 euros dans la trésorerie. Les six membres du conseil d’administration portent plainte en avril 2006 pour abus de confiance.
Durant son procès, Edwige Antier, qui cumule les fonctions de pédopsychiatre, chroniqueuse radio et élue UMP à la mairie du VIIIè arrondissement de Paris, avait choisi de plaider l’innocence. Selon Le Parisien, elle aurait néanmoins remboursé la somme, en trois versements, en décembre 2005. Son mari avait choisi de porter seul le chapeau: «
Je suis le seul responsable de tous les actes, je l'ai caché à mon épouse et ce n'est pas le moindre de mes péchés», avait-il déclaré.
Sa. C.