POLITIQUE - François Fillon a réagi aux critiques sur son discours mardi soir sur France 2...
Quelques heures après avoir prononcé
son discours de politique générale, François Fillon était l'invité du 20 heures de France 2 mardi soir. Interrogé sur les critiques qui lui reprochent de n'être que la doublure de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre a rétorqué que «son rôle n'était pas de chercher à se différencier pour des histoires d'ego».
François Fillon a comparé son rôle à celui du
Georges Pompidou au début de la Ve République, chargé d'exécuter la politique du général de Gaulle. Quant à
l'intervention de Claude Guéant, le Premier ministre a estimé qu'il y avait encore «quelques réglages» à faire dans la communication de l'équipe de Nicolas Sarkozy, soucieuse d'aller vite après ces six mois de campagne difficiles. «On vit ensemble, on travaille ensemble», a assuré François Fillon.
Concernant
ses annonces sur le budget 2008 (5 milliards d'euros aux universités, mesures fiscales...), le Premier ministre a affirmé qu'on ne pouvait pas «se contenter de réduire les dépenses, au risque de se limiter à une croissance molle». Pour compenser, le gouvernement mise sur la croissance et sur d'autres restrictions, comme le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. François Fillon a toutefois souligné que le chiffre de 10.000 suppressions de postes dans l'Education nationale n'était pas définitif.
Sur la traditionnelle grâce accordée le 14 juillet, enfin, le Premier ministre a répondu que c'était au président Nicolas Sarkozy de dire s'il allait s'y plier. Chacun son rôle...