Cinq interpellations de terroristes présumés en trois jours. Ce qui est possible à Londres et Glasgow ne l'est pas à Paris, faute de système de vidéosurveillance dont sont dotées la capitale britannique et la ville écossaise. Alors que Londres détient 65 000 caméras, Paris n'est « pas suffisamment bien équipée en surface », selon Michel Gaudin, nouveau préfet de police. A Londres, l'identification des conducteurs des deux Mercedes piégées a été rendue possible par la reconnaissance automatique des plaques minéralogiques. Photographiées, elles sont comparées avec celles contenues dans les fichiers de la police britannique.
Dès hier, Philippe Goujon, député UMP du 15e arrondissement de Paris, a demandé à la Ville de Paris et à la préfecture de police la mise en place « urgente » d'un plan de vidéosurveillance dans la capitale. Demande déjà formulée - et repoussée - en 2005, à raison de 1 000 caméras en cinq ans. Confiant récemment à 20 Minutes qu'il était favorable au développement de la vidéosurveillance, Michel Gaudin précise que « Paris est en première ligne sur les risques de terrorisme ».