UNION - Nicolas Sarkozy a fait la promotion à Strasbourg de l’accord conclu par les 27...
Après l’avoir ardemment défendu avant, pendant et après le Conseil européen des 21 et 22 juin, Nicolas Sarkozy a fait la promotion du
«traité simplifié» auprès des Strasbourgeois lundi soir.
«Succès pour la présidence allemande»
«L'Europe était en péril, minée par les crises à répétition, minée par la défiance des peuples, minée par le doute. Je crois qu'elle est sauvée», a-t-il déclaré devant 2.000 personnes réunies au Palais des Congrès de Strasbourg.
Parmi elles se trouvaient 14 des 15 députés UMP du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Arlette Grosskost, députée UMP du Haut-Rhin qui conteste la nomination du maire de Mulhouse Jean-Marie Bockel (ex-PS) au gouvernement, s'est abstenue.
Nicolas Sarkozy est l'un des principaux artisans de ce traité
signé à Bruxelles. Il fut le premier, en février 2006 à Berlin, à plaider pour un «traité simplifié» pour remplacer la défunte Constitution européenne.
«Le sommet de Bruxelles a été un succès pour la présidence allemande. Mme (Angela) Merkel (la chancelière allemande) a fait un travail remarquable. Il a été un succès aussi pour la France (...) C'est le succès de tous», a-t-il assuré.
Le président français a plaidé pour «une Europe qui ne se dilue pas en s'élargissant sans fin», une allusion à la Turquie
dont il refuse l'intégration contrairement à d'autres pays dont le Portugal, qui a pris la présidence de l'UE.
Le Parlement reste à Strasbourg
Il a par ailleurs réitéré son
refus d'une remise en cause du siège du Parlement européen à Strasbourg. Des eurodéputés demandent périodiquement la fin des navettes mensuelles entre leurs bureaux à Bruxelles et la capitale alsacienne.
«L'amitié franco-allemande est à l'origine de l'Union européenne (et) elle en restera le ciment à jamais», a-t-il déclaré, ajoutant: «C'est pourquoi Strasbourg est à jamais la capitale de l'Europe car c'est ici que l'on s'est réconcilié».