Une réforme des universités amendée

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Publié le 28 juin 2007.

EDUCATION - Le nouvel avant-projet de loi tient compte des critiques des syndicats...

On ne l’attendait qu’à la fin de la semaine. Le nouveau texte sur le projet de réforme des universités a été présenté par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse aux syndicats et aux membres de la Conférence des président d’université mercredi après-midi.

Disponible sur l’Internet

Cette version, qui sera disponible sur l’Internet, a été soumise aux représentants de la communauté universitaire reçus dans l'après-midi par Valérie Pécresse.

Pour répondre aux critiques sur l'autonomie accordée aux universités «à la carte», le nouveau texte affirme que «toutes les universités ont vocation à devenir autonomes dans un délai de cinq ans», a déclaré à «20 Minutes» Jean-Marc Zahkia, conseiller en charge de la communication au Ministère de l’enseignement supérieur. Le nouveau projet de loi prévoit aussi la création d’un comité de suivi pour une évaluation annuelle de l’application de la loi.

L'autonomie vise à rendre les universités plus efficaces en leur permettant de recruter plus rapidement les professeurs ou encore de pouvoir être propriétaires - et donc de gérer - leurs biens mobiliers et immobiliers pour en tirer des ressources.

En second lieu, une plus grande «souplesse» sera accordée pour la composition des conseils d'administration. «Le nombre de leurs membres pourra varier de 20 à 30 alors que le texte initial prévoyait de réduire le nombre d'administrateurs de 60 à 20. Des fourchettes seront prévues pour chaque catégorie de membres : 8-14 représentants des enseignants-chercheurs ; 7-8 personnalités extérieures ; 3-5 représentants des étudiants ; 2-3 représentants Iatos», indique Jean-Marc Zahkia. Autre victoire des étudiants : ils ont obtenu dans le nouveau texte la création d’un vice-président étudiant, qui sera élu par le Cevu (conseil des études et de la vie universitaire) et chargé des questions de vie étudiante en lien avec les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous).

«Pouvoir trop important» du président

Enfin, «les conditions d’entrée en master ne figurent plus dans le texte. Cette question sera étudiée après la fin du chantier que nous avons lancé sur la réussite des étudiants en licence » a annoncé Jean-Marc Zahkia.

Si Gérard Aschieri, de la Fonction syndicale unitaire, se félicite de ces avancées, il déplore tout de même «un pouvoir trop important octroyé au président de l’université, qui a un droit de veto sur les recrutements et qui a la possibilité de recruter des contractuels sur tous les postes». Il note par ailleurs qu’en l’état, «la réforme favorise toujours les inégalités entre universités, au détriment de l’intérêt général. Elle met en place une politique du court terme, visant à favoriser certaines filières porteuses, qui seront peut-être caduques dans quelques années».
D.F. et C.F.
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