« Ce que j'ai écrit n'est pas infondé »

12 contributions
Publié le 26 juin 2007.

INTERVIEW – Hamé Auteur du texte attaqué par le ministère de l'Intérieur.

En 2002, pourquoi le ministère de l'Intérieur a-t-il porté plainte contre un de vos textes ?

La phrase incriminée, qui parlait de « policiers assassins », était tirée d'un texte écrit dans un fanzine de promotion. Le ton était celui des « battles » (joutes verbales) entre rappeurs, c'était un texte d'opinion apparu dans le contexte ultra-sécuritaire de la campagne présidentielle de 2002.

Depuis, la justice vous a relaxé deux fois...

Et le parquet a fait à chaque fois appel. C'est son droit, un procès ne leur coûte pas cher. C'est également notre droit de rappeler que ce que j'ai écrit n'est pas infondé. Nous avons produit une défense avec des témoins, un historien, un sociologue, le débat a eu lieu. Les bavures ne sont pas une lubie de ma part, ce sont les policiers eux-mêmes qui portent ainsi atteinte à leur réputation.

Comment jugez-vous cette incompréhension entre les jeunes des cités et les autorités ?

Des verrous idéologiques ont sauté depuis la plainte de 2002. Deux cents parlementaires ont mis en cause le rap après les émeutes de 2005, tout est possible comme dit l'autre. Cela participe de la volonté de faire des émeutes quelque chose qui ne soit pas politique. Or c'est le fait politique majeur des vingt dernières années. Un apartheid larvé à la française a été mis à nu.

©2007 20 minutes
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr