14h45 : la France revoit sa copie pour Tony Blair
Créé le 22.06.07 à 13h43
Mis à jour le 22.06.07 à 15h30
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SOMMET EUROPEEN – Suivez l’avancée des négociations sur le projet de traité simplifié…
Après la Commission, c'est au tour du Royaume-Uni de s'insurger contre la demande française de retirer la formule
«concurrence libre et non faussée» dans le projet de traité,
prise en compte par la présidence allemande de l’UE.
«Tenir compte du vote négatif des Français»
Nicolas Sarkozy, après s'être entretenu avec Tony Blair vendredi, a accepté de «demander à ses collaborateurs de trouver une formule, une solution méthodologique, pour tenir compte des anxiétés» du futur ex-Premier ministre britannique», a expliqué le porte-parole de l'Elysée.
Vendredi matin, «
le président (de la Commission José Manuel Durao Barroso) avait indiqué de façon très claire qu'étant donné que nous souhaitons augmenter la capacité d'action de l'UE, aussi bien en interne qu'à l'extérieur, nous ne pouvons pas revenir en arrière sur les politiques qui sont au coeur de l'action européenne», a expliqué Pia Ahrenkilde, porte-parole adjointe de la Commission.
Le président français s'était justifié jeudi soir en expliquant qu’il devait «tenir compte du vote négatif des Français». Nicolas Sarkozy voudrait même aller plus loin,
en faisant retirer l’expression «hautement compétitive» accolée à «une économie sociale de marché» qui remplace la formule controversée dans le projet de traité.
Pas sûr qu’il soit entendu par ses pairs.
Du côté de la
Pologne,
la rencontre entre le président Lech Kaczynski et la chancelière allemande Angela Merkel n’aurait pas fait avancer les choses. Selon un diplomate polonais,
la proposition de compromis présentée dans la nuit par le président français pour permettre à un petit groupe de pays de bloquer certaines décisions adoptées à la majorité qualifiée n'est encore qu'un «slogan» qui n'aura de la valeur que si «on y ajoute des paramètres».
Retarder l'entrée en vigueur de la double majorité
Parmi ces «paramètres», il a cité la possibilité de retarder l'entrée en application du système de double majorité. Selon une source diplomatique autrichienne, la possibilité a été évoquée de retarder son application jusqu'en
2014, ce qui coïnciderait avec le début d'une nouvelle période budgétaire européenne (2014-2020).
C.F. avec AFP
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