«Les électeurs ont privilégié une forme de continuité»
Créé le 11.06.07 à 12h28
Mis à jour le 11.06.07 à 12h29
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ENTRETIEN - Joachim Soëtard, directeur du Développement d'Ipsos Public Affairs, décrypte le sondage diffusé dimanche soir...
ENTRETIEN - Joachim Soëtard, directeur du Développement d'Ipsos Public Affairs, décrypte le
sondage diffusé [PDF] dimanche soir pour France 2 et 20minutes...
> Un retour marqué aux abstentionnistes des élections précédentes ?
Le niveau d’abstention nous a surpris. Il est plus faible qu’en 2002 alors qu’il était déjà bas et en complet décrochage par rapport à l’élection présidentielle. Les abstentionnistes de dimanche ont un profil relativement «traditionnel» : jeunes, notamment les 18-24 ans, ouvriers, personnes aux revenus modestes, qui ne se déplacent que lors des élections législatives. Beaucoup d’électeurs ont pu estimer que le vote du 6 mai correspond déjà à leurs attentes. Et l’effet, la lassitude par rapport à un débat politique qui a commencé il y a longtemps, à l’automne pour le PS a pu jouer.
> La primauté du local très faible ?
Nous sommes dans un résultat typique d’une consultation locale qui intervient rapidement après une élection présidentielle. Les électeurs privilégient une forme de continuité et confortent leurs choix : la politique menée par Nicolas Sarkozy prime sur le choix local.
> La gauche partie battue ?
Oui, l’indice de mobilisation pour la droite est plus important. Mais pas au point de dire que gauche a baissé les bras avant le vote. On est dans le prolongement d’une élection très porteuse. En revanche, on note que les voix des électeurs du MoDem de François Bayrou se reporteront très majoritairement sur la droite (70%).
Le FN s’effondre, le PCF se maintient…
Le parti de Jean-Marie Le Pen s’effrite encore plus qu’il y a un mois. C’est une élection qui classiquement n’est pas favorable au FN car il perd son leader national, et cette fois pas avantagée par des électeurs qui se sont massivement abstenus. Pour le PCF, l’enjeu n’est pas la voix, mais le député et le groupe parlementaire. Il est trop tôt pour savoir si le parti va se maintenir et si ce sera suffisant pour avoir un groupe.
Et donc, dimanche prochain ?
Une nouvelle campagne va commencer, avec peu de triangulaires, des duels classiques UMP/PS et alliés.
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