Je suis maman d'un enfant autiste verbal (QI > à la moyenne mais de gros problème d'interactions sociales, deplus il ne supporte pas le bruit, la foule et les situations inconnues de lui => crises d'angoisses voire d'automutilation garantie). Il a pu suivre une scolarité presque normale jusqu'en CM1 mais ensuite il a été incapable de gérer la situation et même avec des enseignants qui ont fait le maximum pour lui, il a falut lui trouver un collège adapté a son handicap.Alors je dis oui à l'intégration des enfants différents et je me bats au quotidien pour cela mais ça ne doit pas se faire au détriment de l'enfant. Cela reste un domaine où il faut absolument savoir faire du cas par cas. Mais par pitié ne les excluons pas ......
philippe60
chococoke...N'abuse pas comment veux qu'un instit puissent s'occuper correctement d'un enfant dit handicapé et des 25 ou 30 petits copains qui sont à côte !! bien sur il y en a qui ne sont là que pour les vacances et le train.train comme dans tous les métiers mais je veux croire que la pluspart font cela par amour de leur travail et des enfants, je dit OUI pour acceuillir un maximun d'enfant dans les écoles mais il faut y associer forcément du personnel et pas laisser l'instit seul régler le probléme!!
chococoke
c'est bien joli de vouloir mettre ces enfants dans l'école du quartier mais pour cela il faudrait un accompagnateur et là ZERO, personne, de plus les instits font tout pour ne pas les avoir, cela dérange leur train train. Je vous dis cela car j'ai eu l'exemple dans un village moyen et l'enfant est à l'ADAPEI comme tous. Merci l'ADAPEI c'est l'éducation nationale des enfants différents
souvenirdechine
A mat: souvenirdechine se rappelle très bien puisque c'était l'année dernière. Attention, je ne dis pas que les associations demandent l'impossible; J'affirme simplement qu'il faut se méfier des effets d'annonce. Quant au handicap mental, il est déjà dans l'école. "Le petit mongol du village" est dans l'école à la demande des parents qui ont réclamé qu'il soit aussi inscrit à la cantine. Donc, j'insiste, il y a précipitation et c'est nuisible pour tout le monde et en premier pour les enfants depuis le porteur du handicap jusqu'à son voisin de banc. Des autistes arrivent mais comment les accueillir? Alors, d'accord avec mat pour l'essentiel, cependant comme d'habitude ce sont ceux qui travaillent dans les écoles qui savent le mieux ce qu'il s'y passe.
Et ceci sans aucune arrière-pensée politique.
mat
je répond à "souvenirdechine" qui doit avoir que des souvenirs lointains des associations de parents... je bosse pour une association de parents de personnes handicapées mentales: une ADAPEI qui est une association départementale qui est affiliée à l'UNAPEI. Et j'étais présent hier lors de l'allocution de SARKO à TOURS. Pour le handicap mental, les parents ne réclament pas la scolarisation de leurs enfants, ils savent que c'est une aberration totale. car comme le dit très justement "souvenirdechine", le handicap n'est pas forcément visible et connu. Sauf que maintenant une loi donne le droit d'inscrire tout enfant handicapé à l'école de son quartier: mais ce n'est qu'une inscription administrative pour un enfant polyhandicapé qui ne peut ni parlé, ni mangé tout seul, etc... l'Unapei ne voulait pas de ce droit parce qu'il ne correspond pas aux idées qu'elle défend. Sauf que maintenant, c'est l'Education nationale qui est responsable de la scolarité de tout enfant, notamment handicapé.
l'intégration peut être bien pour des personnes souffrant d'un handicap moteur, sensoriel ou physique mais pour le handicap mental c'est n'importe quoi. d'autant plus que les gens ne sont pas près pour que leur enfant soit dans la même classe que le petit mongol du village (on a déjà vu des courriers de parents qui demandaient de virer le débile de l'école parce qu'il n'avait rien à y faire que l'école était pour des gens normaux). Alors avant d'accepter la différence y'a du boulot.
et ppour finir, si SARKO était au congrès de l'UNAPEI c'était pour montrer qu'il est partout et qu'il se préoccupe de tout le monde. Il faisait sa pub la veille des élections parce que c'est le seul en tant que "président", qui pouvait apparaitre en public alors que la campagne électorale était close. Elle est belle la démocratie et la séparation des pouvoir...
annickcuny
Que ces enfants aient le droit d'aller à l'école je trouve cela tout à fait normal. Les enfants pourront ainsi constater que l'on peut vivre ensemble même si l'autre est différent. Mais je crois qu'il est question de supprimer des postes à l'éducation nationale, je pense que c'est une erreur, car dans ce domaine comme ceux de la santé et la justice, il faut plus de personnel. Moi non plus je n'accepte pas les ghettos, l'aménagement des écoles n'est pas suffisant, chaque enfant handicapé doit avoir une personne en permanence à côté de lui.
Madame Irma
Bonjour
Je connais un collège où existent de très belles toilettes pour handicapés, avec - luxe suprême - pulvérisation de "sent-bon" programmée toutes les 5 minutes... seulement, ces toilettes sont au 1er étage, sans ascenseur et sans rampe d'accès pour fauteuil roulant. Cherchez l'erreur.
pykov
A "souvenirdechine" Merci d'avoir recadré ces commentaires. Ce que vous dites est partagé par des milliers de parents parfaitement conscients de la situation. Il existe une sorte de "langage global handicap" qui confond tout et ne résout rien. Chaque cas est un problème et une souffrance, il n'y a pas de solution "intégrationniste", dans ce cas précis la "différence" n'est plus un droit à revendiquer mais une douleur avec laquelle il faut vivre tous les matins en se levant.
souvenirdechine
En tant que directeur d'école et enseignant, j'ai eu à scolariser à temps partiel et à temps des enfants handicapés. Il s'agissait de handicap mental. Il y avait trois scolarisations et un seul adulte supplémentaire pour s'en occuper au moins 6h par jour. Quand on évoque le handicap et la scolarisation à l'école, on pense au handicap visible et moteur et non celui plus difficile à admettre pour les parents et accueillir pour les enseigants: le handicap mental, invisible parfois, dérangeant souvent. Les belles paroles des associations de parents qui réclament leur scolarisation oublient la souffrance de l'enfant handicapé et celui qui le subit. Ouvrons les yeux, accueillir les enfants handicapés dans les écoles ne nécessite pas seulement une rampe d'accès pour les fauteuils et des ascenseurs. Il faut du monde, de l'écoute, de la compréhension, de la patience. alors le droit opposable, si c'est pour que l'enfant handicapé devienne un exutoire ou un faire-valoir...
pykov
A "Shiver": Non, même si nous sommes bien au coeur de la Politique avec un grand "P", il ne s'agit certainement pas de faire de la politicaillerie. J'ai personnellement voté Sarkozy, mais çà n'a rien à voir dans ce débat. C'est le chef de l'exécutif qui vient de se prononcer à propos d'un sujet important de société et si ce qu'il dit est tout à fait bien, il importe quand même de signaler que la mise en pratique est aujourd'hui TOTALEMENT impossible encore une fois faute d'encadrement, donc nécessité de formations en amont et faute d'infrastructures (pb beaucoup plus difficile à gérer que ce que l'on pourrait croire.)
MYOS
Cela signifie, concrètement, que tous les parents d'enfants handicappés peuvent aller, AVANT LE 30 JUIN, inscrire leur enfant à l'école ou au collège de leur quartier, et exiger qu'ils soient non seulement inscrits, mais SCOLARISES à la rentrée.
shiver
Royal aurait dit ça vous trouveriez ça génial alors arrétez un peu !
pykov
A Kenavo: c'est un sujet sérieux pour les parents qui y sont confrontés régulièrement. En milieu rural et encore souvent souvent en milieu urbain un simple fauteuil ne va pas à l'école (escaliers, pas de toilettes etc.) quant à la dyslexie, il suffit d'aller jeter un oeil sur les sites des associations de parents pour voir que cela conduit si ce n'est à l'échec scolaire, à la marginalisation et à la souffrance des enfants. Fauteuil et dyslexie sont 2 handicaps qui permettent la scolarisation en milieu ordinaire ET ce n'est pas possible faute d'infrastructures et d'encadrement adaptés. Désolé mais il faut savoir être précis en ces matières!
gsebille
comme toujour les paroles volent haut, mais les résultats ne seront pas au rendez-vous.dans une langue il n'y a pas d'os alors,on promet ce que l'on veut.Quant il faudra mettre la main au porte-feuille il n'y aura plus personne.Dans ce cas on fera des collectes et ce sera (comme toujour )le moins nanti qui mettra la main à la poche.
Terrien
paroles paroles Vraiment excellent orateur !
pykov
L'idée est bien belle, mais pratiquement impossible à mettre en pratique faute d'infrastructures adaptées ET de personnel qualifié. Cela vaut (cette impossibilité) pour les handicap physique mais aussi pour le handicap mental. Dans la plupart des des écoles primaires un simple cas de dyslexie avéré se révèle non gérable par les établissements et place l'élève en situation de rejet douloureuse. Alors un handicap plus lourd...
Je suis maman d'un enfant autiste verbal (QI > à la moyenne mais de gros problème d'interactions sociales, deplus il ne supporte pas le bruit, la foule et les situations inconnues de lui => crises d'angoisses voire d'automutilation garantie). Il a pu suivre une scolarité presque normale jusqu'en CM1 mais ensuite il a été incapable de gérer la situation et même avec des enseignants qui ont fait le maximum pour lui, il a falut lui trouver un collège adapté a son handicap.Alors je dis oui à l'intégration des enfants différents et je me bats au quotidien pour cela mais ça ne doit pas se faire au détriment de l'enfant. Cela reste un domaine où il faut absolument savoir faire du cas par cas. Mais par pitié ne les excluons pas ......
chococoke...N'abuse pas comment veux qu'un instit puissent s'occuper correctement d'un enfant dit handicapé et des 25 ou 30 petits copains qui sont à côte !! bien sur il y en a qui ne sont là que pour les vacances et le train.train comme dans tous les métiers mais je veux croire que la pluspart font cela par amour de leur travail et des enfants, je dit OUI pour acceuillir un maximun d'enfant dans les écoles mais il faut y associer forcément du personnel et pas laisser l'instit seul régler le probléme!!
c'est bien joli de vouloir mettre ces enfants dans l'école du quartier mais pour cela il faudrait un accompagnateur et là ZERO, personne, de plus les instits font tout pour ne pas les avoir, cela dérange leur train train. Je vous dis cela car j'ai eu l'exemple dans un village moyen et l'enfant est à l'ADAPEI comme tous. Merci l'ADAPEI c'est l'éducation nationale des enfants différents
A mat: souvenirdechine se rappelle très bien puisque c'était l'année dernière. Attention, je ne dis pas que les associations demandent l'impossible; J'affirme simplement qu'il faut se méfier des effets d'annonce. Quant au handicap mental, il est déjà dans l'école. "Le petit mongol du village" est dans l'école à la demande des parents qui ont réclamé qu'il soit aussi inscrit à la cantine. Donc, j'insiste, il y a précipitation et c'est nuisible pour tout le monde et en premier pour les enfants depuis le porteur du handicap jusqu'à son voisin de banc. Des autistes arrivent mais comment les accueillir? Alors, d'accord avec mat pour l'essentiel, cependant comme d'habitude ce sont ceux qui travaillent dans les écoles qui savent le mieux ce qu'il s'y passe.
Et ceci sans aucune arrière-pensée politique.
je répond à "souvenirdechine" qui doit avoir que des souvenirs lointains des associations de parents... je bosse pour une association de parents de personnes handicapées mentales: une ADAPEI qui est une association départementale qui est affiliée à l'UNAPEI. Et j'étais présent hier lors de l'allocution de SARKO à TOURS. Pour le handicap mental, les parents ne réclament pas la scolarisation de leurs enfants, ils savent que c'est une aberration totale. car comme le dit très justement "souvenirdechine", le handicap n'est pas forcément visible et connu. Sauf que maintenant une loi donne le droit d'inscrire tout enfant handicapé à l'école de son quartier: mais ce n'est qu'une inscription administrative pour un enfant polyhandicapé qui ne peut ni parlé, ni mangé tout seul, etc... l'Unapei ne voulait pas de ce droit parce qu'il ne correspond pas aux idées qu'elle défend. Sauf que maintenant, c'est l'Education nationale qui est responsable de la scolarité de tout enfant, notamment handicapé.
l'intégration peut être bien pour des personnes souffrant d'un handicap moteur, sensoriel ou physique mais pour le handicap mental c'est n'importe quoi. d'autant plus que les gens ne sont pas près pour que leur enfant soit dans la même classe que le petit mongol du village (on a déjà vu des courriers de parents qui demandaient de virer le débile de l'école parce qu'il n'avait rien à y faire que l'école était pour des gens normaux). Alors avant d'accepter la différence y'a du boulot.
et ppour finir, si SARKO était au congrès de l'UNAPEI c'était pour montrer qu'il est partout et qu'il se préoccupe de tout le monde. Il faisait sa pub la veille des élections parce que c'est le seul en tant que "président", qui pouvait apparaitre en public alors que la campagne électorale était close. Elle est belle la démocratie et la séparation des pouvoir...
Que ces enfants aient le droit d'aller à l'école je trouve cela tout à fait normal. Les enfants pourront ainsi constater que l'on peut vivre ensemble même si l'autre est différent. Mais je crois qu'il est question de supprimer des postes à l'éducation nationale, je pense que c'est une erreur, car dans ce domaine comme ceux de la santé et la justice, il faut plus de personnel. Moi non plus je n'accepte pas les ghettos, l'aménagement des écoles n'est pas suffisant, chaque enfant handicapé doit avoir une personne en permanence à côté de lui.
Bonjour
Je connais un collège où existent de très belles toilettes pour handicapés, avec - luxe suprême - pulvérisation de "sent-bon" programmée toutes les 5 minutes... seulement, ces toilettes sont au 1er étage, sans ascenseur et sans rampe d'accès pour fauteuil roulant. Cherchez l'erreur.
A "souvenirdechine" Merci d'avoir recadré ces commentaires. Ce que vous dites est partagé par des milliers de parents parfaitement conscients de la situation. Il existe une sorte de "langage global handicap" qui confond tout et ne résout rien. Chaque cas est un problème et une souffrance, il n'y a pas de solution "intégrationniste", dans ce cas précis la "différence" n'est plus un droit à revendiquer mais une douleur avec laquelle il faut vivre tous les matins en se levant.
En tant que directeur d'école et enseignant, j'ai eu à scolariser à temps partiel et à temps des enfants handicapés. Il s'agissait de handicap mental. Il y avait trois scolarisations et un seul adulte supplémentaire pour s'en occuper au moins 6h par jour. Quand on évoque le handicap et la scolarisation à l'école, on pense au handicap visible et moteur et non celui plus difficile à admettre pour les parents et accueillir pour les enseigants: le handicap mental, invisible parfois, dérangeant souvent. Les belles paroles des associations de parents qui réclament leur scolarisation oublient la souffrance de l'enfant handicapé et celui qui le subit. Ouvrons les yeux, accueillir les enfants handicapés dans les écoles ne nécessite pas seulement une rampe d'accès pour les fauteuils et des ascenseurs. Il faut du monde, de l'écoute, de la compréhension, de la patience. alors le droit opposable, si c'est pour que l'enfant handicapé devienne un exutoire ou un faire-valoir...
A "Shiver": Non, même si nous sommes bien au coeur de la Politique avec un grand "P", il ne s'agit certainement pas de faire de la politicaillerie. J'ai personnellement voté Sarkozy, mais çà n'a rien à voir dans ce débat. C'est le chef de l'exécutif qui vient de se prononcer à propos d'un sujet important de société et si ce qu'il dit est tout à fait bien, il importe quand même de signaler que la mise en pratique est aujourd'hui TOTALEMENT impossible encore une fois faute d'encadrement, donc nécessité de formations en amont et faute d'infrastructures (pb beaucoup plus difficile à gérer que ce que l'on pourrait croire.)
Cela signifie, concrètement, que tous les parents d'enfants handicappés peuvent aller, AVANT LE 30 JUIN, inscrire leur enfant à l'école ou au collège de leur quartier, et exiger qu'ils soient non seulement inscrits, mais SCOLARISES à la rentrée.
Royal aurait dit ça vous trouveriez ça génial alors arrétez un peu !
A Kenavo: c'est un sujet sérieux pour les parents qui y sont confrontés régulièrement. En milieu rural et encore souvent souvent en milieu urbain un simple fauteuil ne va pas à l'école (escaliers, pas de toilettes etc.) quant à la dyslexie, il suffit d'aller jeter un oeil sur les sites des associations de parents pour voir que cela conduit si ce n'est à l'échec scolaire, à la marginalisation et à la souffrance des enfants. Fauteuil et dyslexie sont 2 handicaps qui permettent la scolarisation en milieu ordinaire ET ce n'est pas possible faute d'infrastructures et d'encadrement adaptés. Désolé mais il faut savoir être précis en ces matières!
comme toujour les paroles volent haut, mais les résultats ne seront pas au rendez-vous.dans une langue il n'y a pas d'os alors,on promet ce que l'on veut.Quant il faudra mettre la main au porte-feuille il n'y aura plus personne.Dans ce cas on fera des collectes et ce sera (comme toujour )le moins nanti qui mettra la main à la poche.
paroles paroles Vraiment excellent orateur !
L'idée est bien belle, mais pratiquement impossible à mettre en pratique faute d'infrastructures adaptées ET de personnel qualifié. Cela vaut (cette impossibilité) pour les handicap physique mais aussi pour le handicap mental. Dans la plupart des des écoles primaires un simple cas de dyslexie avéré se révèle non gérable par les établissements et place l'élève en situation de rejet douloureuse. Alors un handicap plus lourd...