Martin Hirsch met en place son Revenu de Solidarité Active

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Publié le 5 juin 2007.

SOCIAL – Il aura pour but de permettre de retourner vers l’emploi sans baisse de revenu…

Un revenu de solidarité active (RSA), dès la fin 2008? C’est ce que souhaite Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs-France et haut-commissaire aux solidarités actives. Une date symbolique, correspondant au vingtième anniversaire du RMI, le 1er décembre 1988, auquel le RSA devrait se substituer.

Ce dispositif devrait permettre aux bénéficiaires de minima sociaux de retourner vers l'emploi sans baisse de revenu et lutter contre le phénomène des «travailleurs pauvres».

Les départements le testent déjà

    
Actuellement, les départements sont autorisés à tester le RSA dans un cadre très limité. Ils ne peuvent le proposer qu'aux bénéficiaires du RMI reprenant un emploi, en jouant sur le montant et la périodicité des primes de retour à l'emploi et primes forfaitaires attribuées aux personnes qui retournent à l'emploi. Dix-sept départements se sont montrés intéressés, quinze devraient boucler leur dossier d'ici au 30 juin, et deux ont déjà été autorisés à lancer une expérimentation, l'Eure et la Côte d'Or. Mais dès cet été, le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté devrait déposer un projet de loi autorisant les départements à «faire plus et mieux».
    
L’étendre aux autres bénéficiaires de minima sociaux


Il devrait s'agir d'étendre le bénéfice du RSA aux autres bénéficiaires de minima sociaux (Allocation spéciale de solidarité, de parent isolé, d'aide au handicapé) ainsi qu'aux «travailleurs pauvres», cette catégorie mal définie de personnes dont le travail ne permet pas de sortir de la pauvreté. Un fonds d'Etat pourrait être créé, a affirmé Benoît Genuini, président de l'Agence nouvelle des solidarités actives, chargée d'accompagner les expérimentations. Il souligne qu'actuellement, certains départements restent «timides», car bloqués par l'aspect financier du projet.

Un coût moins élevé que le RMI
    
Le coût du RSA est estimé à environ 2.000 euros par personne et par an, soit environ un million d'euros par département, à raison de 500 personnes environ en moyenne par département. «Si cela fonctionne, il s'agit à terme d'une économie, car le RSA coûte moins cher que le RMI», explique Benoît Genuini, «le coût pour la collectivité sera deux fois moins élevé pour quelqu'un qui reprend un travail à mi-temps et à qui on verse le RSA, que pour un Rmiste».
    
Si le dispositif global est étendu aux travailleurs pauvres, son coût pourrait s'élever à 8 milliards d'euros.
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