Trois salariés de l'usine Peugeot-Citroën de Mulhouse (Haut-Rhin) ont mis fin à leurs jours courant mai, a révélé hier le syndicat CGT. Une information confirmée par la direction du site, pour qui « les causes d'un suicide sont toujours complexes. Des enquêtes internes sont en cours pour déterminer s'il peut y avoir un lien avec le travail, a ainsi indiqué un porte-parole de PSA. Nous allons mettre en place de nouvelles actions pour mieux prendre en charge les personnes en détresse et renforcer les processus internes de détection du harcèlement. »
Les trois employés, qui se sont suicidés en dehors de l'usine, appartenaient tous au même atelier. Ces drames interviennent après le suicide en avril d'un salarié de 51 ans, qui s'était pendu dans un local technique.
« Il y a de fortes pressions sur le lieu de travail, et la pénibilité des tâches favorise les dépressions. Nous sommes très inquiets, c'est pourquoi nous tirons la sonnette d'alarme », a déclaré hier Vincent Duse, secrétaire CGT à PSA Mulhouse. Un tableau nuancé par son homologue du syndicat FO, Patrick Schorr : « Rien ne laissait présager que ces personnes allaient mettre fin à leurs jours. A ma connaissance, elles n'ont pas fait l'objet de pressions, temporise-t-il. Même si tout n'est pas rose chez PSA, la productivité y est plutôt bien gérée. » Quoiqu'il en soit, seul l'un des trois employés a laissé une lettre indiquant le motif - d'ordre personnel - de son geste.