Sarkozy continue de vouloir s'ouvrir à gauche

21 contributions
Publié le 4 juin 2007.

POLITIQUE - Les noms d'Attali et de Lang circulent pour une mission ; remous autour de la commission des Finances de l'Assemblée...

L’ouverture à gauche prônée par Nicolas Sarkozy n’est peut-être pas terminée. Dimanche, c’est Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, qui a annoncé sur Europe 1 qu’il pourrait accepter une mission du président de la République «dans le cadre de la politique étrangère». Une rumeur qui a vivement fait réagir le PS. «Ca va nous faire du bien d'être soulagés du poids de ces bonnes consciences qui viennent faire la leçon à gauche et qui finalement se nourrissent à droite. Bienvenue dans l'autre camp à Jacques Attali, j'espère qu'il y vivra bien. Ca me déçoit, ça me désole. En tout cas, nous, on continue, on se bat, on est à gauche», a ainsi déclaré le secrétaire national Benoît Hamon.

Jack Lang aussi

Mais le plus spectaculaire retournement de veste pourrait être à venir. D'après «Le Parisien», Jack Lang, lui aussi symbole des années Mitterrand, pourrait être chargé, après les législatives, d'une mission dans le domaine de la culture. Son pêché mignon. Il a d’ailleurs rencontré récemment le Président, officiellement pour parler du Pas-de-Calais dont Jack Lang est élu. L'intéressé n'a pour le moment fait aucun commentaire et son entourage a pris soin de démentir «une rumeur absolument sans fondement».

La commission des Finances de l’Assemblée au cœur du combat

Autre promesse d’ouverture à gauche: lors du débat qui l’avait opposé à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy avait repris à son compte la proposition du PS de confier la présidence des finances de l’Assemblée nationale à un membre de l’opposition. Une idée pourtant loin de faire l’unanimité au sein de la majorité. Et notamment auprès des deux prétendants au perchoir, Patrick Ollier, actuel président de la chambre, et Bernard Accoyer, président du groupe UMP de la législature sortante.

«Il ne faut pas donner les pouvoirs à l’opposition mais des moyens de contrôle. Elle doit être mieux associée mais ce n’est pas une raison pour lui donner des moyens de pouvoir, comme, par exemple, la possibilité de juger la recevabilité des amendements à la loi de finances», explique au «Monde» Patrick Ollier qui met cette promesse présidentielle sur le compte du feu de la campagne.

Lui propose de confier uniquement une fonction de contrôle à l’opposition au sein de la commission alors que Bernard Accoyer préconise plutôt une «délégation parlementaire au contrôle des comptes publics» que dirigerait la gauche. Que le président de la République souhaite s’ouvrir à gauche est une chose, qu’il puisse convaincre ses troupes de le faire en reste visiblement une autre.
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Electromenager
539.99 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr