Allio-Marie rencontre les responsables policiers du 93

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Publié le 4 juin 2007.

SECURITE – La réunion s'est tenue lundi soir suite à la publication d’un rapport de l’Inhes…

Michèle Alliot-Marie se saisit du dossier. Le ministre de l'Intérieur a rencontré ce lundi soir tous les acteurs de la sécurité du 93 (Seine-Saint-Denis) après la publication d’un rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes) qui dresse un constat accablant sur les relations dégradées entre police et population dans ce département.

Instructions de Sarkozy

Autour de Michèle Alliot-Marie, étaient réunis le directeur général de la police nationale Michel Gaudin, le préfet de police Pierre Mutz, les directeurs centraux de la Sécurité publique Philippe Laureau et des Renseignements généraux Joël Bouchité, le directeur de la PJ parisienne Frédéric Péchenard, le préfet de Seine-Saint-Denis Jean-François Cordet et son directeur départemental de la Sécurité publique David Skuli.

«Dès la fin des élections législatives, je souhaite que, sur place, il puisse y avoir des réunions avec à la fois les élus, les services de police et probablement des représentants d'associations», avait déclaré Michèle Alliot-Marie, en marge d'une visite à la Brigade de protection des mineurs de la police parisienne lundi matin.

D'ores et déjà, selon le ministre, ce rapport «a donné lieu dès décembre 2006 à des instructions de Nicolas Sarkozy» alors ministre de l'Intérieur, mais elle n'en a pas précisé le contenu. Dans ce département «très difficile aussi bien sur le plan économique que social, j'ai constaté l'âge très jeune des policiers», a relevé le ministre.

Elle a jugé «nécessaire qu'il puisse y avoir davantage de policiers plus anciens (pour) avoir une certaine histoire, une certaine appréciation dans la durée de ce que sont les problématiques, les personnes». Concernant la police de proximité, le ministre a estimé que les policiers n'étaient «pas là pour jouer au foot avec un certain nombre de jeunes (mais) ils (étaient) là en priorité pour protéger les habitants des quartiers, poursuivre les délinquants».

«Proximité géographique»

En revanche, Michèle Alliot-Marie a évoqué «une proximité géographique (...) sur un terrain (avec) la connaissance de ce terrain et la connaissance des personnes» qui devait se maintenir dans la durée. «Quand vous avez une rotation trop rapide, vous n'avez pas cette culture, cette connaissance dans la durée», a-t-elle conclu.
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