George W. Bush allume un contre-feu environnemental

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Publié le 31 mai 2007.

ECOLOGIE – Alors que les Etats-Unis refusent de signer des objectifs contraignants sur les gaz à effet de serre, il propose sa propre initiative...

George W. Bush veut rassurer à quelques jours d’un sommet du G8 en Allemagne qui s’annonce tendu. Alors que les Etats-Unis sont en effet le seul pays du club à refuser de se fixer comme objectif une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 50% d’ici 2050, le président américain a proposé jeudi un nouveau cycle de négociations pour fixer un «objectif mondial à long terme» après 2012. Une fois que l’actuel protocole de Kyoto, non ratifié par les Etats-Unis, aura expié.

Le projet américain, dont les détails ne sont pas connus, seront soumis aux autres membres du G8 lors du sommet d’Heiligendamm. Les Etats-Unis, qui privilégient le progrès technologique à des contraintes chiffrées, auront une série de réunions avec les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre, «y compris les pays à la croissance économique rapide, comme l'Inde et la Chine», a encore précisé le président américain.

«Une prise de position importante»


La chancelière allemande a réagi positivement en saluant une «prise de position importante dans la perspective d'Heiligendamm». «En ce qui concerne les formulations concrètes pour Heiligendamm, nous devrons certainement encore travailler un peu», a ajouté Angela Merkel. Il est important que les accords sur le climat aboutissent à un processus dans le cadre des Nations unies, selon elle. «Je vois qu'il y a du mouvement», s’est-elle félicitée.

La Chine y va aussi de sa proposition


De son côté, la Chine, invitée au sommet du G8 avec l’Inde et elle aussi opposée à des objectifs contraignants, a indiqué qu’elle révélerait la semaine prochaine sa stratégie environnementale. Et ce, avant la réunion du G8. Les mesures, dont le détail sera connu lundi, iront de la réduction de la consommation d'énergie à l'extension des zones forestières et de réserves naturelles. Pékin insiste tout particulièrement sur la responsabilité des pays industrialisés : «les pays en développement font face à des tâches urgentes, notamment dans le domaine de la réduction de la pauvreté. Ils ont besoin de l'aide des pays riches pour l'assistance technologique et le financement» de la lutte contre la pollution.
A.S
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