La droite est presque sûre d'avoir gagné. Mais elle veut une victoire écrasante. « Françaises, Français, je vous demande de me donner la majorité dont j'ai besoin pour gouverner et pour tenir tous les engagements que j'ai pris devant le peuple de France », a déclaré Nicolas Sarkozy au Havre, mardi soir. D'après les derniers sondages, les électeurs semblent enclins à exaucer son voeu. Selon des projections en sièges d'Ifop, l'UMP et les divers droite pourraient obtenir entre 410 et 450 sièges (sur un total de 577) et le Parti socialiste entre 90 et 130.
Pour les onze ministres-candidats, ce scrutin est crucial. La semaine dernière, le Premier ministre a prévenu que tout membre de son gouvernement qui serait battu aux législatives devrait abandonner son fauteuil. Toutefois, tous ont de bonnes chances d'être élus sans trop de difficultés. Cette élection est également un enjeu pour des personnalités comme Jean-François Copé ou Bernard Accoyer, le premier visant la présidence du groupe UMP, et le second, la présidence de l'Assemblée.
Pour Nicolas Sarkozy, une large victoire ne lui permettrait pas seulement de faire passer ses réformes, mais aussi d'enfoncer le clou de l'ouverture. « Je vais aller encore plus loin », a confessé devant un petit comité le président de la République la semaine dernière.
Reste à savoir si tous les députés élus voteront comme un seul homme les textes du chef de l'Etat. Par exemple, une majorité de parlementaires - même des proches de Nicolas Sarkozy - s'étaient opposés aux peines planchers pour les multirécidivistes, une idée portée à l'époque par le ministre de l'Intérieur. Maintenant que ce dernier est devenu président, auront-ils changé d'avis ?
David Carzon
- François Fillon, Premier ministre, candidat dans la Sarthe (4e)
- Alain Juppé, ministre d'Etat, candidat en Gironde (2e)
- Arno Klarsfeld, candidat à Paris (8e)
- Christian Vanneste, candidat dans le Nord (10e)