Jean-Jacques Pierre
Défenseur central du FC Nantes.
Comment envisagez-vous votre avenir ?
Ça dépend de ce que le FCNA compte faire. Cela fait deux ans que je suis ici. La première saison, on me l'a gâchée [il n'entrait pas dans les plans de Le Dizet]. Durant la deuxième, j'ai montré ce que je pouvais faire. Je veux connaître leurs ambitions. Toutefois, vu les contacts que j'ai [en Espagne, notamment], partir ne serait pas compliqué pour moi...
Qu'est ce qui pourrait vous faire rester ?
Un projet, un vrai ! Il me reste un an de contrat. Tout va dépendre de l'envie du club et des conditions financières qu'on me propose.
Les dirigeants semblent vouloir bâtir autour de vous...
Depuis que je suis arrivé, j'ai toujours fait la une. A mon arrivée, je devais être celui qui amènerait de la vitesse à la défense. Trois mois après, j'étais une charrette ! C'est toujours le club qui parle, pas moi. Depuis que je suis ici, je n'ouvre pas ma gueule. Et personnellement, j'ai la conscience tranquille vis-à-vis du FCNA.
Si le club fait le forcing pour vous garder, engagerez-vous un bras de fer ?
On va voir... Attendons que la situation se présente. Mais ce n'est pas parce que je ne parle pas qu'il faut me prendre pour un idiot.
Va-t-on vous revoir à la reprise ?
Je ne sais pas. Avec Michel Der Zakarian, ça se passe très bien. Notre relation est forte et dépasse le cadre d'un rapport classique entre un entraîneur et un joueur. Il comprend mes désirs et mes motivations. De toute façon, personne d'autre que Michel peut me faire rester !