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Le Fatah al-Islam défie le Liban par les armes

Des soldats libanais donnent l'assaut à un immeuble où se sont réfugiés des Palestiniens du groupe Fatak al-Islam, le 20 mai 2007 à Tripoli
Des soldats libanais donnent l'assaut à un immeuble où se sont réfugiés des Palestiniens du groupe Fatak al-Islam, le 20 mai 2007 à Tripoli/Ramzi Haidar AFP

LIBAN – Trente-sept personnes sont mortes ce dimanche dans les affrontements

Une dangereuse escalade. Dans un Liban sous très haute tension du fait du bras de fer qui se joue actuellement entre la majorité et l’opposition concernant le tribunal international sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri (lire encadré), les violences qui ont ensanglanté ce dimanche Tripoli et sa région pourraient avoir des conséquences désastreuses.

Au total, trente-sept personnes auraient été tuées au cours d’affrontements opposant forces de l’ordre et militants du groupuscule extrêmiste palestinien Fatah al-Islam, réputé proche d’Al-Qaida. Les tirs, qui ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, n’avaient toujours pas cessé dimanche soir, malgré le déploiement de l’armée libanaise.

Le Fatah al-Islam se serait installé dans le camp palestinien de Nahr al-Bared, situé à une vingtaine de kilomètres de Tripoli, la deuxième ville du pays, en novembre 2006. L’organisation serait née d’une scission du Fatah Intifada, une organisation basée à Damas, d’où des liens supposés avec le régime de Bachar el-Assad. Elle compterait quelque 150 hommes venus, pour nombre d’entre eux, durant la guerre de l’été dernier entre le Hezbollah chiite libanais et Israël.

En vertu d’un accord conclu il y a trente-huit ans, l’armée libanaise n’est pas autorisée à pénétrer dans les camps de réfugiés palestiniens. Le groupe a donc eu, jusqu’à présent, toute latitude pour développer des méthodes que tous les spécialistes rapprochent de celles d’Al-Qaida, l’organisation terroriste d’Oussama Ben Laden, même si les membres du Fatah al-Islam se disent indépendants.
Armelle Le Goff
tribunal Pour le Premier ministre Fouad Siniora, Fatah
al-Islam tente de déjouer la création, par le Conseil de sécurité de l’ONU, d’un tribunal spécial pour juger les assassins de Rafic Hariri.
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