L'implantation à Toulouse du siège social de Galiléo a du plomb dans l'aile. Devant les atermoiements et les dissensions au sein du consortium d'industriels chargé d'exploiter ce futur système européen de navigation par satellite, la Commission européenne devrait annoncer début juin sa décision de reprendre la main sur le projet. Or, qui dit pas de contrat de concession, dit absence de siège du concessionnaire dans la Ville rose. Ou du moins pas avant plusieurs années.
Hier, les politiques toulousains ont fait contre mauvaise fortune bon coeur. Pour la mairie et le Grand Toulouse, l'attitude de Bruxelles est un gage « de relance » d'un projet dans l'ornière. La perte - ou le report - des cent cinquante emplois prévus ne remet pas en cause l'installation à Montaudran d'une plate-forme technique d'appui pour la trentaine de PME-PMI qui se sont lancées dans la mise au point d'applications liées à Galiléo, indiquent les deux collectivités. Les conseils général et régional s'affichent moins optimistes.