Les condamnations pleuvent après des manifs anti-Sarkozy

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Publié le 9 mai 2007.

JUSTICE – Les comparutions immédiates s’enchaînent à Paris, Lyon et ailleurs…

Alors que les comparutions immédiates s’enchaînent, les condamnations, entamées mardi, se poursuivent après les trois soirées de manifestations anti-Sarkozy.

Prison ferme

A Toulouse, le tribunal correctionnel, qui devait juger mercredi 16 personnes pour les incidents survenus depuis dimanche soir, a condamné huit étudiants à un mois de prison ferme pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. Une sanction «très dure», pour l'avocat des deux jeunes.

A Marseille, sept personnes arrêtées durant une manifestation et soupçonnées de jets de projectiles contre des policiers ou de violences ont été remises en liberté jusqu'à leur procès le 17 octobre. Deux autres personnes, accusées respectivement d'outrage et de violence sur agent de la force publique, ont été relaxées, les juges constatant «que les fiches d'interpellation ne précisent ni le lieu, ni la date, ni les circonstances de leur interpellation».

A Rennes, six hommes âgés de 19 à 42 ans, interpellés dans la nuit de lundi à mardi lors d'affrontements avec les forces de l'ordre, ont été condamnés mercredi à des peines allant de 105 heures de travail d'intérêt général (TIG) à trois mois de prison ferme. La peine la plus lourde est allée à un homme de 34 ans accusé d'avoir foncé avec son véhicule sur les gendarmes.

A Charleville-Mézières, deux jeunes majeurs ont été condamnés à six et quatre mois de prison ferme, mercredi, pour leur participation à des affrontements avec la police dans la nuit de dimanche à lundi.

Jugés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel, les deux prévenus étaient poursuivis pour avoir participé à un attroupement armé, outragé les policiers et jeté des pierres sur ces derniers, lors d'affrontements dans le quartier de la Ronde Couture qui se sont soldés par 11 voiture brûlées.
Un troisième jeune a demandé et obtenu un délai pour préparer sa défense.

A Bordeaux, sept hommes, âgés de 20 à 35 ans, ont été condamnés mercredi à Bordeaux à des peines de quatre à six mois de prison ferme pour avoir jeté des projectiles sur des forces de l'ordre au cours d'une manifestation dimanche soir.

Des Nantais devaient également comparaître mercredi.

Mardi, des manifestants lyonnais avaient également comparu tandis qu’environ 400 jeunes militants de gauche s’étaient rassemblés, l’après-midi, devant le palais de justice de Lyon (3e) pour les soutenir.

Même schéma à Paris

A Paris, le tribunal correctionnel a condamné mercredi soir deux manifestants qui se trouvaient place de la Bastille dimanche soir, quelques heures après l'élection de Nicolas Sarkozy, à quatre mois de prison ferme, pour avoir lancé des pavés sur les forces de l'ordre. Un troisième prévenu, poursuivi pour les mêmes faits, a été remis en liberté et a vu son procès renvoyé au 20 juin pour que le policier l'accusant de jets de projectiles puisse être présent à l'audience.

Au total, 12 comparutions, liées aux interpellations de dimanche soir et pour le même type de faits, devaient avoir lieu mercredi mais certains procès ont été renvoyés.

Trente-cinq voitures avaient été brûlées et soixante-dix-neuf personnes interpellées lors de ces incidents au cours desquelles trente-trois membres des forces de l'ordre ont été blessés, selon un bilan de la préfecture de police (PP).

Concernant les incidents survenus lundi soir à la Bastille, sept ou huit des seize personnes placées en garde à vue doivent être déférées mercredi au palais de justice de Paris. Cinq ont vu leur garde à vue prolongée, a indiqué le parquet. Trois personnes seront convoquées ultérieurement et une autre a bénéficié d'un classement sans suite
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