Voitures brûlées et affrontements dans les quartiers « sensibles », barricades enflammées en centre-ville. L'élection de Nicolas Sarkozy a déclenché une flambée de violence à Toulouse. Les premiers incidents ont éclaté dès l'annonce des résultats au Mirail et à Empalot. Le centre-ville a été atteint deux heures plus tard quand une manifestation de protestation, réunissant essentiellement des jeunes de la mouvance anarcho-libertaire, a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre. L'école Bastide de Bellefontaine a été endommagée et, en ville, des containers sont partis en fumée. Mêmes endroits, mêmes heures, le scénario s'est reproduit dans la nuit de lundi à mardi. Des écoles d'Empalot et de la Reynerie ont été touchées.
En deux nuits de violences, plus d'une centaine de voitures ont pris feu, trois policiers ont été blessés, et une cinquantaine de jeunes arrêtés. Certains d'entre eux devraient d'ailleurs comparaître dès aujourd'hui devant le tribunal. Un nouveau rassemblement était prévu hier soir sur le Capitole.