C'est déjà fini. Le séjour nantais de Fabien Barthez a pris fin lundi, quatre mois et demi après son arrivée. Samedi soir, après la défaite des Canaris face à Rennes (0-2, 34e journée de L1), des supporteurs auraient frappé sa Porsche à coups de pied. Une « agression préméditée et planifiée », selon l'avocat du gardien, qui devrait porter plainte contre X. Hier, le groupe de supporteurs Brigade Loire a contesté cette version : « Qui peut croire qu'un joueur ayant joué à Marseille et Manchester [...] puisse craindre pour sa sécurité à Nantes ? » Barthez a en tout cas quitté la région dès dimanche. « Je ne vais pas rejouer avec le FCNA, annonçait-il lundi sur France Info. Je ne me sens pas prêt à vivre comme cela. » Une décision entérinée par les Canaris, qui ont mis un terme à son contrat. « Il a été traumatisé par ce qui s'est passé sur le parking, explique le président Rudi Roussillon. Je ne vois pas comment on pourrait le revoir sous le maillot nantais. » Arrivé en décembre, l'ex-portier tricolore n'a jamais convaincu par son comportement. Roussillon l'a protégé après plusieurs incartades, comme sa sortie express après avoir encaissé un but gag face à Sedan. Et son statut d'intouchable divisait le vestiaire.
Après la première séance d'entraînement, hier, les joueurs du FCNA ont refusé tout commentaire. « La direction nous a dit de ne parler que de foot », précisait Jean-Jacques Pierre, proche de Barthez. Le sourire en coin de Dimitri Payet montrait que le gardien ne manquera pas à tous ses ex-partenaires. Reste que la carrosserie de son véhicule, garé hier sur le parking de la Jonelière, ne présentait aucune trace de coups. Julien Ropert