SPIDER-MAN III - Le troisième volet des aventures du voltigeur introverti — qui sort mardi 1er mai en France — mêle spectacle et émotion...
Les fans ne seront pas déçus. Le réalisateur Sam Raimi ne ménage pas son héros dans Spider-Man 3. C’est un véritable festival d’épreuves que Tobey Maguire doit endurer pendant 2 h 20 pleines d’action et d’émotion. Mary Jane, sa petite amie (la toujours pétillante Kirsten Dunst), est négligée au profit de ses activités de super-héros. Son meilleur pote l’accuse d’avoir tué son Bouffon Vert de père. Un nouveau méchant, l’Homme-sable, qu’un douloureux passé lie au jeune homme, menace la ville. Un photographe arriviste cherche à lui piquer son job de reporter. Et comme si cela ne suffisait pas, une étrange substance d’origine extraterrestre joue avec les neurones de Spidey pour le transformer en être odieux, très loin de son caractère de gentil gars mal dans sa peau.
« La complexité, la profondeur des personnages est encore plus grande, déclare Sam Raimi. Ils deviennent des êtres humains plus riches et peuvent s’accomplir davantage que dans les films précédents. » Dès le générique, éblouissant hommage au comic mythique, le rythme est élevé. Raimi multiplie les séquences d’anthologie vertigineuses au-dessus des buildings de New York, tout en prenant soin de redescendre sur terre pour des scènes intimistes réussies : demande en mariage ou retour sur la mort de l’oncle du héros. Ces allers-retours entre spectacle époustouflant et profonde mélancolie constituent la singularité de cette véritable bande dessinée vivante.
Caroline Vié