Il commence précocement l'étude du piano puis celle du violoncelle avant d'entrer au Conservatoire de Moscou, où il suivra l'enseignement de Chostakovitch.
Les succès et les distinctions s'enchaînent: il remporte de prestigieux concours internationaux (Prague 1947, Budapest 1949) avant d'être distingué comme gloire nationale (Prix Staline en 1951 et 1953, prix Lénine en 1964) puis comme "Artiste du peuple de l'URSS" en 1966.
Considéré comme le plus grand violoncelliste de la seconde moitié du XXe siècle (vidéo), un concours international de violoncelle à Paris porte son nom, il s'affirme aussi comme interprète, chef d'orchestre et enseignant. Il dirige l'Orchestre symphonique national de Washington de 1977 à 1994.
Homme libre face au régime communiste
Mais Rostropovich est aussi devenu le porte-parole des droits civiques sous le régime soviétique. Son amitié avec Alexandre Soljenitsyne et son soutien aux dissidents du régime en place sont la cause d'une disgrâce officielle au début des années 1970.
Banni de nombreux groupes musicaux, il est déchu en 1974 de sa nationalité soviétique pour «actes portant systématiquement préjudice au prestige de l'Union Soviétique». Rostropovitch, sa femme et leurs enfants s’exilent aux Etats-Unis l'année suivante.
Icône de la chute du mur de Berlin
En 1989, le mur de Berlin tombe. En apôtre de la liberté, Rostropovitch improvise sur place un concert dans une atmosphère de liesse et de recueillement. L’image de sa prestation fait le tour des télévisions du monde.
Il ne reprend sa nationalité d’origine qu'en 1990 et revient en Russie, où le musicien est resté une icône. il venait de fêter en grande pompe ses 80 ans en mars, au Kremlin, en présence du président Vladimir Poutine et de quelque 500 invités. Une réception à laquelle il était apparu pâle et fatigué.
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