Comment récupérer les votes centristes ? C'est sur la problématique qui agite le petit monde politique à l'heure actuelle qu'a débuté hier soir l'émission « Face à la Une » sur TF1, avec Nicolas Sarkozy pour invité. En s'attardant plus particulièrement sur la question d'un débat éventuel entre François Bayrou et le candidat UMP. D'entrée, ce dernier a indiqué qu'il était contre une telle idée : « Le débat du second tour, c'est entre moi et Ségolène Royal. Les électeurs ont voulu ce débat, il aura lieu. » Le reste, pour lui, c'est de « la combinaison politique. Tout ceci est dérisoire. » Toutefois, Nicolas Sarkozy s'est dit ouvert au dialogue avec le leader centriste, ainsi qu'avec les instances et les parlementaires de l'UDF. Mais en privé. Autre signe d'ouverture, il s'est dit prêt à prendre dans son gouvernement, s'il était élu, des ministres UDF, « et même au-delà ». Quant à l'absence de consigne de vote de François Bayrou pour le second tour (lire page 4), le candidat UMP a estimé qu'« on ne rénove pas la vie politique en s'abstenant de faire un choix ».Nicolas Sarkozy se prépare donc uniquement à débattre avec Ségolène Royal. Redoute-t-il de se retrouver face à une femme ? lui a demandé Patrick Poivre d'Arvor. « Ségolène Royal est un responsable politique, je lui parlerai donc comme à un responsable politique, a répondu son adversaire. Parce qu'elle est une femme, je devrais lui parler différemment ? Quel mépris pour les femmes. » Nicolas Sarkozy juge que s'il n'était pas capable d'affronter cet événement, il ne serait pas à la hauteur de la fonction à laquelle il aspire.