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Pour Royal, Sarkozy «cherche surtout les voix du FN»... 52-48 au second tour...

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Nouvelle affiche de Segolène Royal pour le deuxième tour de l'élection présidentielle

Affiche de campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy

LE JOURNAL DE LA PRESIDENTIELLE, J-6.

Durant les deux semaines de l'entre deux tours, les must et les à côtés de la campagne, c'est dans le journal de la présidentielle...


Lundi 28 avril, J-6

La proposition de Nicolas Sarkozy, dimanche, d'introduire un peu de proportionnelle pour le mode de scrutin aux législatives, n'a pas laissé Ségolène Royal indifférente. Ce matin sur France 2, elle a estimé que le candidat UMP cherchait surtout à capter les voix du Front national».

Dimanche 29 avril, J-7


«Je ne regrette rien», a lancé dimanche Nicolas Sarkozy à propos de sa phrase controversée sur le «nettoyage au Kärcher» d'une cité sensible de banlieue. Lors de son dernier grand meeting de campagne parisien, le candidat UMP a rappelé qu'il avait prononcé cette phrase en juin 2005 lors d'une visite en tant que ministre de l'Intérieur à la cité des 4.000 de la Courneuve après la mort d'un enfant de 11 ans.

Nicolas Sarkozy recueillerait 52% (+1) des voix au second tour de la présidentielle et Ségolène Royal 48% (-1), selon un sondage TNS-Sofres pour RTL, LCI et Le Figaro, rendu public dimanche. 17% (-3) des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote. 32% (+7) des électeurs de François Bayrou au premier tour se reporteraient sur Nicolas Sarkozy et 41% (-5) sur Ségolène Royal. 27% n'expriment pas d'intention de vote dans ce sondage effectué avant le débat Royal-Bayrou, samedi à Paris.

Après les flèches acérées que le chef centriste a adressées à Nicolas Sarkozy, le candidat UMP témoigne de sa mansuétude. «Je ne lui en veux pas», a assuré Nicolas Sarkozy sur Canal Plus. «Quelqu'un qui est candidat à la présidence ne doit pas garder d'amertume», a-t-il ajouté. «Cela ne ressemble pas au François Bayrou que je connais depuis 20 ans. Je veux croire que ces injures inusitées dans sa bouche, c'est le fruit de l'amertume et de la déception. Je peux comprendre, mais je crois qu'il a compris qu'il ne fallait pas qu'il continue dans cette direction.»

Jean-Michel Baylet
, le vice-président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), s'est dit «scandalisé d'entendre certains prétendre que Ségolène Royal ou son entourage aurait exercé des pressions sur notre syndicat». «Comme vice-président de notre syndicat, je démens formellement ces affirmations sans fondement», a affirmé dans un communiqué Jean-Michel Baylet, également président du Parti radical de gauche (PRG), qui soutient la candidate socialiste.

«Je regrette que la presse quotidienne régionale ait raté l'occasion unique d'organiser cet événement sans précédent: le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Nous avons, ce faisant, failli à notre mission d'informateur», a-t-il ajouté.

Le chef de file des députés UDF, Hervé Morin, annonce, dans une interview à l'hebdomadaire «L'éveil de Pont-Audemer» à paraître lundi, que «dans l'intérêt du pays» il «votera sans hésitation Nicolas Sarkozy» le 6 mai.

Samedi 28 avril, J-8

Un avant-débat après le pré-débat? Dimanche, Sarkozy et Royal participent à la même émission sur Canal+, dans Dimanche+ à partir de 12h40. Ils ne seront tout de même pas sur le plateau en même temps.

Au moment où on écrit, vous êtes plus de 52 % à trouver que le débat Bayrou-Royal était «plutôt réussi et intéressant» et près de 14% à ne pas recevoir BFM-TV. Tout est déjà sur Dailymotion, alors si vous voulez vous faire une idée, voici la conclusion :


Royal Bayrou 6/6
envoyé par inet
Tout le débat en vidéo ici

Après Sarkozy-Iznogoud (le traître qui veut être calife à la place du calife), Plantu, le dessinateur star du Monde, avait opté pour un Sarkozy-nazi (uniforme, mouche, brassard). Une métamorphose qui n'a pas plu à l'intéressé qui s'est plaint par courrier au dessinateur.

Dans un communiqué intitulé «Barrons la route à l'autoritarisme», la Ligue des droits de l'homme appelle à voter pour Ségolène Royal.

Un tiers des électeurs de Bayrou vote Royal, un tiers Sarkozy et le dernier tiers s'abstient, selon le sondage d'Ipsos publié ce samedi qui donne Sarkozy gagnant à 52,5 % et se penche aussi sur le vote des électeurs de Le Pen.

Vendredi 27 avril, J-9

Ça se corse au sein du PS. Le député Henri Emmanuelli, ancien premier secrétaire et figure de la gauche du PS, appelle à «la création d'un grand parti progressiste» avec «les anti-libéraux». Une façoin, bien à lui de rejeter clairement toute alliance au centre.

Et pendant que la gauche se déchire, l'UDF perd ses députés. Jean-Louis Bourlanges, député européen UDF, annonce qu'il avait «l'intention de voter pour Nicolas Sarkozy», jugeant «comme François Bayrou que le projet économique de Ségolène Royal serait absolument calamiteux pour le pays.»

La campagne devient explosive. Ségolène Royal est la responsable, indirecte, d’une alerte à la bombe en gare de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Les meilleurs moments des débats présidentiels sont visibles sur le site de l'Ina.


Arnaud Montebourg en veut à Pierre Lellouche. Le porte-parole de Ségolène Royal a protesté contre des déclarations trahissant du «mépris» à l'égard des harkis. Le député UMP de Paris avait déclaré que les députés UDF qui vont rejoindre Nicolas Sarkozy pour le second tour de la présidentielle «ne seront ni des harkis ni des cheouch de la majorité présidentielle, ils auront pleinement leur place et seront soutenus au moment des législatives». Le député PS demande des «excuses immédiates et publiques aux harkis».

Quel est le comble pour Leroy? Réponse : ne pas voter Royal. Alors que l’UMP et François Bayrou s’invectivent publiquement, Maurice Leroy, un très proche du leader centriste, annonce qu’il votera Nicolas Sarkozy. Le député UDF du Loir-et-Cher déplore que Ségolène Royal «n'ait pas entendu Michel Rocard, Bernard Kouchner et les acteurs de la gauche moderne», qui avaient prôné, avant le premier tour, un rapprochement entre gauche et centre. Face à «un appareil socialiste qui ne change pas», Maurice Leroy a proposé de laisser les socialistes «à leurs vieux mythes, leur idéologie dépassée et leurs éléphants».

Au fond de vous même, vous êtes plutôt Sarkozy ou Royal ? Faites le test ici ou ici.

Visiblement, Jean-Luc Mélenchon n’a pas apprécié être traité de «dinosaure chez qui la réalité met longtemps à arriver au cerveau» par le PDG de «Libération» Laurent Joffrin… dont «la distance de la tête à la queue est bien plus réduite» que chez lui, répond le sénateur socialiste sur son blog. Elegant.

Nicolas Hulot «dans une colère absolue» après que «Le Parisien» a expliqué qu’en privé, il penche en faveur de la candidature de Ségolène Royal qui a ratifié 80 % de son Pacte écologique alors que Nicolas Sarkozy n’en a ratifié, lui, que 40 %. Selon le quotidien, l'entourage du présentateur de TF1 aurait confirmé que «Nicolas trouve Ségolène davantage concernée par l'environnement». Des propos que Nicolas Hulot dément, se disant «totalement instrumentalisé».

Les philosophes ont déjà annoncé la mort de Dieu. Michel Onfray annonce, lui, la «mort de la gauche». Et invite même à l’enterrement.

«Défaire la mâchoire, la laisser tomber, cesser ce sourire gêné de la pose, détendre les muscles du visage» : Les conseils de Madonna qui pose pour son nouvel album ? Ceux de Penelope Cruz pour être sûr d’être pris au casting d’une pub «L’Oréal» ? Non, c’est «Versac» qui raconte sa séance photos.

Le roi de la blague politique, André Santini, réagit à la Une de jeudi de «Libération» qui titrait «Un flirt prometteur» : «La politique c’est un flirt? Ça va être une partouze bientôt, puisqu’il y en a trois».

Vous n'êtes pas encore blasés des sondages? Vous en voulez encore? Wikio propose une page regroupant tous les sondages pour le second tour.

Jeudi 26 avril, J-10

90 secondes pour faire gagner Ségolène Royal, c’est la nouvelle opération lancée par le site désirs d’avenir. Le principe: réaliser des vidéos qui incitent les électeurs à voter Royal. Résultat mardi.

Alors que les élus UDF quittent peu à peu le leader centriste pour rejoindre Nicolas Sarkozy, Quitterie Delmas annonce qu’elle va voter pour la candidate PS: «Si je vote à titre personnel aujourd’hui Ségolène Royal, c’est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd’hui qu’une refondation des appareils politiques est possible.»

Et le Premier ministre préféré des Français est… François Bayrou ou Jean-Louis Borloo. Le président de l'UDF, arrivé troisième du premier tour (18,57%), est cité par 37% des personnes interrogées comme celui qu'elles souhaitent voir nommer à Matignon par la candidate socialiste si elle devient présidente, selon un sondage TNS-Sofres pour «Le Figaro Magazine». Si le président de l'UMP est élu à l'Elysée, 27% souhaitent qu'il désigne le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo.

Toute à l’heure, Charles Bremner, correspondant du Times à Paris va interviewer Nicolas Sarkozy sur France2 (à suivre en direct sur 20minutes.fr). Sur son blog, il demande des idées de question. Une démarche très participative.

Meeting surprise de Ségolène Royal à Charlety, mardi 1er mai. Ségosphère fait la retape: « Dans 10 ans, dans 20 ans ou 50 ans , ils pourront dire : NOUS Y ETIONS!»

L’UMP et le PS veulent séduire l’UDF le Parti démocrate ? Cap sur le web, signale «La Croix». Un blog «débat UDF-UMP» a ainsi été créé par le club «Dialogue et initiative» de Jean-Pierre Raffarin. On y trouve non seulement une vidéo de l’ancien Premier ministre entrain de citer des «convictions communes» mais aussi un texte de François Goulard, le ministre délégué à l’enseignement supérieur, qui, après avoir choisi Bayrou au premier tour, appelle à voter Sarkozy au deuxième.


La gauche n’est pas en reste puisque «Désirs d’Avenir» incite les e-socialistes à aller débattre en ligne pour souligner les points de convergence, Ô tellement nombreux, entre ségolistes et bayrouistes.
De leur côté, les courtisés du centre discutent de leurs intentions de vote.

Vous vous souvenez des bisounours ? Vous préférez les caresser à gauche ou à droite quand ils sont centristes ?

Lors de sa très attendue conférence de presse jeudi, François Bayrou a exprimé sa solidarité avec le député européen polonais Bronislaw Geremek. Cette figure de «Solidarnosc» lutte contre la loi dite de «lustration» qui oblige hommes politiques, journalistes ou encore professeurs polonais à jurer sur l’honneur n’avoir jamais collaboré avec les services secrets communistes sous peine d’être exclu pendant dix ans de la vie publique ou professionnelle.

Dominique de Villepin soutient Nicolas Sarkozy et il veut que ça se sache. Il se rendra donc dimanche à son meeting à Paris-Bercy. Pour le Premier ministre, «c'est tout naturel» d'apporter son appui au candidat UMP à la présidentielle. Mais admet toutefois, sur France Info, que le mot de «rupture» - employé par Nicolas Sarkozy - avait été pour lui «difficilement acceptable il y a quelques mois». Il a enfin précisé qu'il ne serait pas candidat aux législatives.

Royal qui drague Bayrou, ce n’est pas au goût de Clémentine Autain, l’adjointe au maire de Paris, apparentée PCF : «Hier soir en écoutant France Info, j’ai eu un haut le coeur. La main directement tendue de Ségolène Royal à Bayrou m’a consternée», avoue-t-elle sur son blog. Et de conclure : «Finalement, c’est peut-être juste une gauche qu’il va falloir reconstruire dans ce pays…».

L’association «Sortir du nucléaire» demande à Nicolas Sarkozy, chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l'Intérieur lors de la catastrophe de Tchernobyl, de «s'expliquer sur son (in)action à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le mensonge d'Etat qui a été mis en œuvre à cette occasion et par la suite».


Mercredi 25 avril, J-11


Après les comparateurs de programme, Quelcandidat.com lance un nouveau test pour calculez voter affinité psychologique avec les deux candidats et découvrez quel est votre alter-égo.

L’ouverture de Royal critiquée à sa gauche. De Jean-Luc Mélenchon: «Nous avons tous, tout le temps depuis 1972, répété sur tous les tons que nous ne voulions pas de cette alliance. Et la semaine dernière nous expliquions encore tous sur tous les tons que «Bayrou c’est la droite!» François Hollande l'a dit dans ces termes, aussi crûment.»
Ségolène Royal encaisse quelques piques de sa droite aussi. Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais et proche de François Bayrou, a qualifié mercredi d'«avances inconvenantes» la main tendue par Ségolène Royal, l'accusant de vouloir faire une alliance «à l'arraché, dans l’humiliation du partenaire hier vilipendé».

Dominique Voynet retrouve le sourire. Malgré le gadin au premier tour, les Verts ne sont pas mort, la preuve, le boom des adhésions.

Comme d’autres «Oui, la pire des choses pour Ségolène Royal serait que François Bayrou dise: chiche!» Comme tant d’autres observateurs, Jean-Michel Apathie considérait que Royal proposait un débat à Bayrou pour que celui-ci refuse. Pas de chance pour la candidate PS, il a dit oui.

Nouvelle affiche pour Ségolène Royal. Finie la photo rétro et le noir et rouge. Place au bleu, comme les yeux de la candidate.


DSK
et Ségolène Royal déjeunent en terrasse. Le champ était bien dégagé pour que les photographes puissent immortaliser la réconciliation: «Ils étaient visibles de la rue, en dépit d'une haie de thuyas protégeant la terrasse», précise l’AFP.

Christophe Barbier gagne le concours de l’image la plus fleurie: « Cela donne un aperçu des deux présidences qui nous sont proposées : un chef omniprésent et surcommunicateur, ou bien une figure plus rare, peu insistante, plus subtile. Un bulldozer ou un oiseau. Le vacarme du chantier ; le murmure de la brise.» Devinez qui est le bulldozer et qui est l’oiseau?


Le PS risque-t-il de perdre l’électorat d’extrême gauche à force de draguer le centre ? C’est ce que pense Alain Krivine qui estime que l'ouverture faite par Ségolène Royal à François Bayrou est «une très mauvaise idée» qui «risque de démobiliser une partie de la gauche». Pour autant, le responsable de la LCR a confirmé sur RTL la position de son parti. «On a très clairement dit que le second tour devient un référendum pour ou contre Sarkozy. On vote contre Sarkozy et le seul moyen, c'est un bulletin Ségolène».

Prudentes, les éditions Larousse attendent le résultat de l'élection présidentielle pour lancer l'impression du Petit Larousse 2008 et faire figurer le nom du futur chef de l'Etat dans la nouvelle édition du dictionnaire.


«On ne peut pas trouver plus différents que Sarkozy et moi». Ce n’est pas Ségolène Royal qui s’exprime mais François Bayrou qui, lors de sa campagne, n’a pas mâché ses mots contre le candidat UMP. Dans un entretien avec les lecteurs de Sud Ouest, dont le site diffuse un enregistrement de ses propos, François Bayrou évoque même un pacte que lui aurait proposé Nicolas Sarkozy, en 2004, pour contrer un certain... Jacques Chirac.

Après le temps des cerises, le temps des sanglots. Marie-George Buffet a eu du mal à les contenir mardi lors du premier conseil national de son parti après le gadin du 22 avril.

«Jean-Marie Le Pen est mort. Vive le lepénisme!». Telle est l'analyse, NRV et pessimiste s''il en est, de Guy Birenbaum sur la diffusion des idées d'extrême droite.

Nouveau pas de plus de la rose vers l’orange. Mardi soir, à Montpellier, Ségolène Royal a fait un pas de plus en jugeant concevable «d'ajouter des choses» à son pacte présidentiel, dans le cadre de discussions avec le président de l'UDF. Elle s'est dit prête à nommer des ministres UDF en cas de soutien de Bayrou.

Nicolas Sarkozy botte en touche du côté de l’électorat des footballeurs. Après Lilian Thuram, c’est Vikash Dhorasoo qui fait son coming-out anti-UMP dans «Libération». L’actrice Jeanne Balibar, l’économiste Philippe Askenazy et Gabriel Nissim, producteur du «Jour du Seigneur», sonnent la charge également dans le même journal de gauche.

C’est mercredi que François Bayrou doit rendre public sa décision sur ses intentions de second tour. «Marianne» croit savoir qu’il n’appellera à voter pour personne (Claude Askolovich du «Nouvel Obs» continue, lui, à rêver d'une alliance UDF-PS). Selon l’expression d’un proche de l’ancien candidat, il «fait tapis». On savait Bayrou fan d’échecs, le voilà désormais amateur de coup de poker.

Un autre qui se fait Tapie (Bernard), c’est PassSympa (c'est en tous les cas le nom de son pseudonyme) dans sa chanson «Tapie et Gynéco».



Mardi 24 avril, J-12


Présidente PS mais ministres UDF. En marge de son meeting, Ségolène Royal a déclaré à des journalistes que si François Bayrou rejoint le «pacte présidentiel» proposé aux Français, «bien sûr» il y aura des ministres UDF au gouvernement.

Le duel sera peut-être plus serré que prévu. Selon un dernier sondage de la Sofres, Nicolas Sarkozy n'aurait plus qu%u2019une avance minime: 21% contre 49% à Ségolène Royal. La faute aux électeurs de François Bayrou qui se reporterait plutôt sur la candidate PS (46%) que vers Nicolas Sarkozy (25%).

Un nouveau parti centriste? Oui mais créé par Nicolas Sarkozy. Une information lâchée par des élus des élus, notamment des ex-UDF, intégrés à son équipe de campagne envisage la création «d'un nouveau parti centriste» formé à partir des UDF qui ont rejoint l'UMP.

Sabotage à France 2. La version sous-titrée du journal télévisé de la chaîne à destination des Etats-Unis a été très légèrement remaniée. Quand Nicolas Sarkozy dit: «j'invite tous les Français (...) à s'unir à moi.» Le traducteur lui s'amuse: «(...) to rally my inflated ego», soit «à rejoindre mon ego surdimensionné.»

Cri du coeur d'Azouz Begag sur RMC: «Je sais pour qui je ne voterai pas. Je ne voterai pas, je ne voterai jamais pour Nicolas Sarkozy, c'est clair.» L'ancien ministre de Dominique de Villepin va-t-il voter Royal? Sur France Culture, il a précise: «je n'appelle pas pour l'instant à voter Ségolène Royal, mais j'avance à petits pas vers une décision».

Eric Besson a perdu des amis en passant chez Sarkozy, notamment son ancien voisin de banc au Palais Bourbon, Jean-Pierre Blazy qui lui a écrit une lettre: «La trahison est amère (...) En quelques semaines, tu as abandonné tes valeurs de gauche pour désormais inviter «au rassemblement républicain derrière Nicolas Sarkozy». Quelle mascarade! Quelle aigreur peut expliquer cette écoeurante volte-face?», interroge jean-Pierre Blazy. «J'ai encore en mémoire tes interventions dans l'hémicycle souvent virulentes, toujours pertinentes contre Nicolas Sarkozy, je m'en souviens bien, j'étais assis à tes côtés», se souvient-il,a avant de conclure d'un lapidaire: «Eric, je ne voudrais pas être à ta place aujourd'hui, je ne pourrais pas me regarder en face.»

Les porte-flingues donnent de la voix. Jean-Christophe Cambadélis, promet le pire: «aujourd'hui, on voit débauchages et menaces. Débauchage d'Eric Besson et menaces sur les dirigeants centristes. Le débauchage et la menace préfigurent mal ce que serait le régime sarkozien».
Xavier Bertrand, lui, balance: «au moment où Nicolas Sarkozy veut rassembler, Ségolène Royal veut marchander».

Avez-vous voté comme votre voisin? La réponse avec Google Earth qui vous donne le résultat du premier tour dans votre commune.

George Bush ne veut pas s'immiscer dans le débat. La Maison Blanche a qualifié de «querelles internes» à la vie politique française les propos tenus par la candidate socialiste à l'Elysée Segolène Royal selon lesquels sa politique étrangère «ne consistera pas à aller s'agenouiller devant George Bush».

Bayrou, dans sa stratégie ni-ni, va-t-il au casse-pipe ? c'est ce que croit savoir l'UDF rebelle André Santini, soutien de Sarkozy : «Bayrou a fait la voiture-balai dans cette élection. Après quoi, il va s'écrouler. Le 6 mai, il n'aura plus personne derrière lui». Le maire d'Issy-les-Moulineaux explique qu'il est «bien sûr en contact avec les députés et les sénateurs UDF, qui jouent leur avenir dans les semaines qui viennent. Il y a encore une douzaine de députés prêts à nous suivre et à rallier» Nicolas Sarkozy, assure-t-il. Et d'assurer : «si François Bayrou se pique de créer un nouveau parti, il n'aura pas d'électeurs derrière lui».

Ségolène Royal
a sans doute lu les conseils de Danny le Vert lundi sur 20minutes.fr. En tous les cas, elle rencontre Jacques Delors pas plus tard que ce matin.

«Toi, Sarko, je suis bien dans tes bras» : c'est le cri d'amour d'Enrico Macias qui a entonné lundi soir une reprise version UMP de «Toi, Paris, tu m'as pris dans tes bras» devant 5.000 militants venus écouter Nicolas Sarkozy à Dijon. Il a ensuite pris place à côté d'Eric Besson, nouveau venu dans les bras du candidat UMP.

Le vote Sarkozy a-t-il définitivement éclipsé le vote Le Pen ? Cela dépend des régions. Oui en Paca, Languedoc-Roussillon et Alsace. Non en Lorraine, Champagne-Ardenne et Nord-Pas-de-Calais.

Les électeurs UDF définitivement fâchés avec la droite. Selon un sondage Ipsos réalisé lundi, 38% des électeurs de François Bayrou au premier tour comptent donner leurs voix à Ségolène Royal contre seulement 25% à Nicolas Sarkozy. 27% préfèrent encore s'abstenir.

Les cartes lexicales de quatre principaux candidats du premier tour permettent de mettre à jour que pour Nicolas Sarkozy, c'est «je», pour Ségolène Royal, c'est «vous» et pour Jean-Marie Le Pen et François Bayrou, c'est «nous» dans leurs discours.


Lundi 23 avril, J-13

Le débat de l'entre-deux-tour est bien partie. La première réunion préparatoire aura lieu mardi à midi au CSA. Elle doit réunir, côté PS, l'ex-ministre Jack Lang, conseiller spécial de la candidate, et côté UMP, Claude Guéant, directeur de campagne du candidat, Franck Louvrier, son responsable de communication et le publicitaire Jean-Michel Goudard.

Laurence Parisot restera neutre. «Le Medef ne prendra pas position pour un candidat ou un autre», a explique la présidente du Medef, soulignant que les deux candidats étaient «favorables à l'économie de marché».

On a déjà connu soutien plus assuré. Sur «France Inter», Michel Rocard frissonne: «Je vais naturellement faire campagne pour Ségolène, comme j'ai fait au premier tour, mais je suis un peu inquiet». Au moment où Ségolène Royal appelle François Bayrou sur son portable, ce serait dommage.

Petites phrases et grandes manoeuvres, Ségolène Royal s'est d'ailleurs déclarée lundi à Valence disponible pour «un débat ouvert et utile» avec... François Bayrou. Pour un débat d'un autre type avec Nicolas Sarkozy, il faudra attendre le 2 mai.


«La Croix» publie un sondage CSA sur le vote religieux, effectué auprès de 5.009 personnes, révèle le faible score du vote musulman pour Nicolas Sarkozy. 1% seulement, contre 64% pour Ségolène Royal. En revanche, les catholiques ont voté majoritairement en faveur du candidat UMP (37%), contre 20% pour la socialiste et François Bayrou.

Et un ralliement UDF de plus vers Nicolas Sarkozy. Le député de Loire-Atlantique Michel Hunault a annoncé son ralliement au candidat de l'UMP. Il est le cinquième parlementaire à effectuer la démarche depuis dimanche soir, après Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Daniel Dubois et Yves Pozzo di Borgo.

Jean-Pierre Chevènement
espère à voix haute, sur son blog: «Ségolène Royal va montrer dans les dix jours qui viennent toute sa pugnacité et son optimisme fondamental. Elle est le candidat anti-système».

Diam's
toujours anti-Sarko. La rappeuse a déclaré lors d'une conférence de presse, à propos de Nicolas Sarkozy: «Je ne le vois pas comme un mec de droite mais comme un danger. Il n'aime pas le peuple mais il s'aime lui». Ça n'a pas l'air de lui «faire zizir»...

Ségolène Royal s'est dite «confiante», lors de son déplacement dans la Drôme. Un déplacement décidé dans la soirée de dimanche. Pour faire comme Lionel Jospin. Mais attention, pas celui de 2002, celui de 1995.

Nicolas Sarkozy
déjeunera demain midi à Matignon, avec Dominique de Villepin. on ne sait pas si Azouz Begag viendra pour le café...

«Je souhaite pour ma part que Ségolène Royal annonce très vite qu'en cas de victoire, elle choisira Dominique Strauss-Kahn comme premier ministre». Premiers appels à un ticket Royal-DSK, de la part du blogueur Christophe Grébert, qui se déclare « bien placé pour savoir combien cette présidence (de Nicolas Sarkozy) serait dangereuse.»

Les téléspectateurs de TF1 et ceux de France 3 ont voté en majorité en faveur de Nicolas Sarkozy, tandis que ceux de France 2 et de M6 ont préféré Ségolène Royal, selon un sondage sortie des urnes réalisé par le CSA pour Télérama à paraître mercredi. Sans surprise, 54% des lecteurs du «Figaro» ont voté Sarkozy, alors que 47% des lecteurs de Libération penchaient pour Ségolène Royal. Un vote en accord avec la direction des journaux, ce qui n'est pas forcément le cas des lecteurs du «Monde»: ils se sont prononcés à 37% en faveur de Ségolène Royal, à 28% en faveur de François Bayrou et à 22% en faveur de Nicolas Sarkozy.

Robert Hue, ancien numéro un du PCF, règle ses comptes et remets en cause «des choix de stratégie qui n'ont pas forcément été les bons.» L'ancien dirigeant communiste a évoqué notamment la «volonté à tout prix» de présenter une candidature antilibérale unitaire. Maxime Gremetz se flagelle aussi: «Ce résultat ne m'étonne pas», a-t-il dit, en ajoutant: «nous avons été très mauvais.»

Grosse déprime chez Alain Soral, qui soutenait Jean-Marie Le Pen. Interviewé par Marianne, il critique les deux finalistes, «très médiocres et très inquiétants». La conclusion s'impose d'elle-même: «Bon, ben moi, je vais aller me bourrer la gueule.»

Appel d'offre de Nicolas Sarkozy à Eric Besson, publié par l'Express: « Je considère qu'il serait dommage que tu renonces à la vie politique nationale et persistes dans ton idée de retourner dans le secteur privé. Pour ma part, j'ai décidé de rassembler le maximum de Français et de responsables politiques autour de mon projet. Je te propose donc de nous rencontrer dans les meilleurs délais (...) afin d'envisager de travailler ensemble.» Cela suffit à l'ancien secrétaire national à l'Economie du Parti socialiste qui a rejoint l'équipe Sarkozy: «Il y a un certain nombre de personnes qui à gauche se retrouvent dans la démarche de Nicolas Sarkozy. Il m'a proposé samedi matin de coordonner les intellectuels, les politiques, les personnes de sensibilité de gauche qui peuvent se retrouver dans sa démarche et j'ai accepté». Pour mémoire, Eric Besson est l'auteur d'un article virulent sur le candidat UMP, encore disponible sur le site du PS

C'est reparti pour les sondages.
54% des Français qui ont voté pour Bayrou voteraient pour Nicolas Sarkozy au second tour, contre 46% pour Ségolène Royal, selon un sondage Ifop-Fiducial pour M6 réalisé dimanche soir. Par ailleurs, les électeurs de Jean-Marie Le Pen disent vouloir donner leur voix à Nicolas Sarkozy à 83% et pour 17% à Ségolène Royal.

15h - Croisé derrière l'Assemblée nationale, le député (vert) Yves Cochet estime que Dominique Voynet a souffert, non seulement du vote utile, mais aussi d'un «problème d'image». Il attribue le bon score d'Olivier Besancenot à «son positionnement particulier anti-capitaliste».

«C'est moins le pays qu'il faut redresser (la France n'est pas à terre) que son moral. Or, en écartant les voies les plus démagogiques, en suivant le candidat de la «rupture» et la candidate du «changement», les Français se sont déclarés prêts à bouger.» Analyse de Jean-Marie Colombani, dans «Le Monde», qui a vu son souhait d'un second tour Sarkozy-Royal se réaliser, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.

«Le Monde», toujours, avec une analyse un peu différente de Plantu qui montre les deux candidats à la pêche aux voix centristes. Sur le bras de Nicolas Sarkozy, un brassard rouge et blanc, rappel des accents droitiers de Nicolas Sarkozy avant le premier tour.

14h -
Chose dite, chose faite. Après avoir déclaré vouloir «parler à tous ceux que la vie a brisés» dans son discours après le premier tour, Nicolas Sarkozy s'est entretenu lundi avec des femmes en détresse du foyer «La halte aux femmes», à Paris.
«Je voudrais prendre en charge la souffrance», leur a-t-il déclaré. La campagne est bel et bien repartie.

Mea culpa de Guy Birenbaum, énervé contre lui même: «Les sondages avaient donc raison depuis le départ. Les éditorialistes et les principaux observateurs de la chose politique aussi.» Il tente quand même un pronostic (même pas de lui) plutôt crédible: «Le prochain Président ne sera pas chauve et c'est une vraie première.»

13h35 - Ségolène Royal «est déjà entrée en contact avec plusieurs» candidats de gauche et de l'écologie pour la campagne du deuxième tour, selon François Hollande, qui précise qu'un accord de gouvernement n'était pas à l'ordre du jour.

Analyse de Franz-Olivier Giesbert: «Le TSS (Tout Sauf Sarkozy) a fait flop.» Seule solution pour le PS: «Ségolène Royal doit d'abord présenter son projet de société. Le développer. Faire du positif.»

12h49 Sans surprise, Silvio Berlusconi soutient Nicolas Sarkozy: le second tour de l'élection présidentielle française «verra s'affronter deux conceptions de la politique et de l'économie, et naturellement nous sommes des supporters de Sarkozy.»

12h45 Chacun voit midi à sa porte. La Commission européenne, «se réjouit que les forces pro-européennes aient fait de si bons scores au premier tour.» Pourtant, sauf à considérer le PS et l'UMP comme des forces unanimement pro-européennes, les partis qui ont massivement appelé à voter oui au référendum de 2004, ne font même pas 20%.

Daniel Schneidermann voit en Nicolas Sarkozy «un gars qui joue avec les allumettes», et salue le remake de Chirac en 95, «un coude à la portière de la Vel Satis».


11h26 - Un «effet Merkel». Ségolène Royal aurait profité du fait que l'Allemagne ait une chancelière selon la féministe allemande Alice Schwarzer. «Toutes les deux ont été portées par la base» et ont été confrontées au sein de leur propre parti à des «francs-tireurs» qui «voulaient les empêcher» de faire carrière. Et la féministe de conseiller à la candidate PS de «parler de manière plus détendue».

TF1
arrive en tête du peloton au premier tour. L'émission «
Présidentielle 2007» a réuni dimanche soir en moyenne 9,5 millions de téléspectateurs, soit une part d'audience de 37,2%. France 2 fait grise mine avec 4,9 millions de téléspectateurs (24,2% de part d'audience), selon les chiffres Médiamétrie cités par les chaînes. Qui remportera le second tour?

10h55 - Il lui a fait part de ses «encouragements et de son soutien». Une fois n'est pas coutume, Jacques Chirac a chaleureusement félicité Nicolas Sarkozy, lundi matin, pour ses résultats au premier tour de la présidentielle.

Nicolas Sarkozy a trouvé deux émissaires, selon «Le Monde» pour aller draguer les électeurs et les élus potentiellement infidèles de l'UDF : Jean-Pierre Raffarin (ex-UDF) et Gilles de Robien, ministre de l'Education, seul centriste du gouvernement.

10h - Ca y est, les tractations commencent entre l'UDF et les deux qualifiés, comme le prouve cette vidéo dans laquelle l'UDF Pascal Casimir-Perrier se rend, à bord de sa «Bayrou-mobile» du QG de Solférino à celui de l'UMP, rue d'Enghien.

Comment ont voté les Français à Mexico, à Bangkok ou à Sao Paulo ? Le détail du vote des Français de l'étranger ville par ville.

9h30 - Dur, dur d'être un blogueur : Versac trouve que son Liveblogging a été «difficile» dimanche soir. «Je suis un lecteur, avant d'être un posteur, et c'était comme difficile de lire l'ultra-abondance de publications, tout en discutant, buvant un verre, accueillant tel ou tel invité».

Nouveau ralliement en faveur de Ségolène Royal. Le tonitruant président vénézuélien Hugo Chavez affirme : «Nous ne la connaissons pas mais femme et socialiste : notre coeur est avec elle».

9h - Al-Qaida s'invite dans l'entre-deux tours. Selon les services secrets espagnols cités par la radio Cadena Ser, la nébuleuse terroriste pourrait passer à l'action avant le 6 mai en Espagne, mais aussi en France.
Brigitte Bardot qui boude et les lapins de Ségolène Royal, c'est dans le journal de la présidentielle de la semaine dernière...
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