Derniers meetings, dernières phrases et ultimes sondages

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Publié le 19 avril 2007.

PRESIDENTIELLE - Plus que quelques heures avant la clôture de la campagne...

Si les candidats accélèrent le rythme à la veille de la clôture de la campagne officielle, enchaînant meetings et petites phrases, les ultimes sondages tombent les uns après les autres. Et se contredisent. Alors que le sondage CSA-Cisco donne Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy au coude à coude (26% pour la candidate PS et 27% pour son rival de l’UMP), et François Bayrou en perte de vitesse (17%, -2), le sondage TNS-Sofres, donne Ségolène Royal à 24% (-1) seulement, devancée par Nicolas Sarkozy à 28% (-0,5) et annonce la remontée du président de l’UDF à 19,5% (+0,5%). Quant à Jean-Marie Le Pen, le premier institut le voit progresser de 0,5 point (16%) quand le second le voit stable à 14%.
 
Fort taux d’indécis
 
Publié dans la presse régionale, le sondage BVA-Orange donne, lui, la baisse de François Bayrou à 15% (-3), largement distancé par un Nicolas Sarkozy  à 29% (+1) et une Ségolène Royal à 25%, (+1). Jean-Marie Le Pen, lui, baisserait d'un point, à 13%.
 
«Le fait que 47% des électeurs choisissant François Bayrou déclarent pouvoir changer d'avis, au lieu de moins de 20% parmi ceux de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ou Jean-Marie Le Pen, souligne combien est fragile la position du candidat centriste», analyse Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA-Opinion.
 
La publication des sondages s’arrête vendredi minuit et est interdite jusqu’à dimanche 20h.

Le candidat centriste ne démonte pas pour autant et était plus en verve que jamais jeudi. Dénonçant l’éditorial du «Monde» qui appelle à un second tour Sarkozy-Royal, François Bayrou a adressé un message à Jean-Marie Colombani, le patron du quotidien : «Ils étaient régulièrement interviewés au moment de l'affaire EADS-Airbus. Tous ceux qui de M. Minc à M. Lagardère ont intérêt à ce que rien ne change, pour pouvoir continuer leurs ententes profitables». Et d’évoquer ces candidats de l'UMP et du PS «qui frémissent, qui ont peur, qui tremblent, qui ne supportent pas l'idée qu'une force nouvelle au centre vienne changer le jeu».
 
«Contre-vérités»
 
Nicolas Sarkozy s’est fait un plaisir de rétorquer, raillant les «convictions» ni droite ni gauche de François Bayrou. «Il a raison d'y croire parce que s'il n'y croit pas lui, qui est-ce qui y croira ?», a-t-il lancé sur RMC-Info.
 
Dans cette dernière salve d'invectives, Ségolène Royal, elle, réserve ses flèches au candidat de l'UMP. «Pourquoi tolère-t-on de ce candidat UMP qu'il dérape de façon aussi scandaleuse ?», s'est-elle interrogée sur RTL. «Si c'était moi qui avait fait ce genre d'accumulation de déclarations, de contre-vérités, de provocations, de théories sur le génétique, je pense que je ne serait même plus candidate à l'élection présidentielle», a-t-elle déclaré.
C. F. avec AFP
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