ENTREPRISE - Le personnel de la centrale de Chinon «espérait des mesures plus concrètes»…
Un numéro vert, un observatoire national de la qualité de vie au travail et un management de proximité. EDF a annoncé vendredi ses mesures pour lutter contre le mal-être et le suicide au travail, suite
à la révélation en février de quatre cas de suicides survenus en deux ans à la centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire).
Ces propositions, qui devraient être mises en place pour certaines «avant l'été», sont le fruit du travail de la «mission d'écoute et de compréhension»,
envoyée sur le site fin mars. Son rapport doit être finalisé «dans les prochains jours», selon le directeur général délégué ressources humaines et communication d'EDF, Yann Laroche
«EDF soigne son image et méprise le personnel»
L’observatoire aura «une fonction de veille en vue d'une meilleure prévention», avec l'aide des médecins du travail, des managers, des salariés et des organisations syndicales. Le numéro vert sera mis en place «dès que possible», et des correspondants locaux, choisis parmi les salariés, cadres ou agents de maîtrise, viendront renforcer un dispositif d'écoute et de dialogue, baptisé «Ethique», et qui existait déjà dans l'entreprise. «Le management de proximité», enfin, prévoit d'«alléger les procédures, notamment administratives».
«Ces décisions sont loin de contenter le personnel qui espérait des mesures plus concrètes par rapport aux difficultés rencontrées dans leur travail», a réagi Guy Cléraux, secrétaire général CGT à Chinon. «EDF soigne son image et méprise le personnel. La direction générale préfère informer la presse avant d'informer les premiers intéressés», a-t-il ajouté, annonçant qu’une assemblée générale était prévue lundi après-midi sur le site de Chinon.