Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national.
Si vous étiez élu, quelles seraient vos premières actions ?
La première serait de faire un audit sur la situation de
Sur quels sujets voulez-vous interroger la population ?
Le premier porterait sur l’immigration et la nationalité afin de mettre fin aux acquisitions de nationalité automatiques. Il s’agit de supprimer le droit du sol. J’engagerais par la suite une réforme fiscale afin de limiter le poids des impôts. J’entends négocier avec les pays européens pour retrouver notre souveraineté dans un certain nombre de domaines. Et enfin lancer une grande politique agricole.
Comment comptez-vous financer tout cela ?
Notre budget sera à l’équilibre. Nous allons diminuer la pression fiscale sur les revenus du travail, sur l’impôt sur les sociétés et les successions. Ce qui va libérer l’activité économique et par ricochet générer de nouvelles recettes compensatoires. Nous ferons de grandes économies sur la politique d’immigration, avec une politique d’immigration zéro. Il y aura l’établissement de frontières douanières avec de nouveaux droits de douane.
Que faites-vous pour les plus pauvres ?
Je compte sur l’activité économique, il n’y a que le travail qui génère des emplois et de la richesse.
Moins d’impôts, renégociation du temps de travail, fin des contraintes pour les entreprises : votre politique est très libérale…
Je ne suis pas ultralibéral, je crois à la liberté de l’entreprise et à l’efficacité de la concurrence en France. Je ne suis pas libéral au sens mondialiste du terme, je suis contre le dumping monétaire ou social de certains pays. Nous n’acceptons pas cette zone de libre-échange qui pousse nos entreprises à la faillite et aux délocalisations.
Dans les meetings, vous dénoncez les ghettos ethniques et les zones de non-droit. Vous n’en avez pas parlé vendredi sur la dalle d’Argenteuil…
Quand je critique la politique dans les banlieues, je ne m’adresse pas aux banlieusards mais au gouvernement.
Vous défendez la préférence nationale, or beaucoup de gens étrangers ou d’origine étrangère ne trouvent pas de travail ou de logement. Au final, elle est déjà appliquée…
Ces gens souffrent du fait que 60 à 70 % des délinquants et criminels sont à différents degrés d’origine immigrée. J’ai employé des gens d’origine algérienne, je n’ai jamais eu de problème. La préférence nationale fait préférer un Français de banlieue à un plombier polonais, c’est tout.
Vous êtes favorable au retour de la peine de mort…
Je n’ai pas d’indulgence particulière à l’égard des criminels endurcis et dangereux. La suppression de la peine de mort fait rester ces gens-là en prison. Un procès s’ouvre avec un monsieur libéré qui a tué trois personnes. Si on l’avait raccourci, celui-là, elles seraient vivantes. Le fait que des criminels de cet acabit soient rayés de la carte ne me gêne pas du tout.
Retour des QHS, retour de la peine de mort : finalement, vous revenez systématiquement en arrière…
C’est un retour, dans la mesure où il y a une évolution décadente de la société.
Vous dîtes défendre l’écologie…
Oui, je dis que l’écologie est une science de droite, conservatrice car elle repose sur l’affirmation qu’il y a une relation naturelle entre l’homme et la nature. Les Verts ont fait une OPA sur l’écologie. Pour autant je ne me crois pas obligé de croire aux grandes phobies du moment. Après le trou de la couche d’ozone, c’est le réchauffement de la planète, qui serait provoqué par l’activité humaine. Je n’y crois pas du tout. Aujourd’hui, les plus grands écologistes sont les paysans.
Vous êtes candidat à la présidence de
Pourquoi reprocher à Nicolas Sarkozy ses origines ?
Je me trouve mieux fondé que Sarkozy pour me présenter car le président de l’Etat doit incarner la nation, c’est une candidature de mauvais goût.
En cas de score important du FN, pourriez-vous siéger dans un gouvernement avec l’UMP ?
Cela dépendra des élections législatives. Dans un cas de crise nationale grave, le FN, pour servir le pays, pourrait participer à un gouvernement d'union nationale.