PRESIDENTIELLE - Les candidats réagissent aux attentats d'Alger...
Le terrorisme ultime thème de campagne ? De nombreux candidats ont réagi jeudi aux attentats qui ont frappé Alger la veille. Nicolas Sarkozy a ainsi estimé sur Europe 1 que la «la menace est réelle». Toutefois, l’ancien ministre de l’Intérieur «ne pense pas que cette menace soit aujourd’hui plus importante qu’elle ne l’était hier». Il a plaidé pour «une grande fermeté et une grande coopération entre les services internationaux».
Ségolène Royal a souhaité condamné des attentats «ignobles» : «rien ne doit nous faire baisser la garde contre le terrorisme. Il faut continuer à se montrer vigilants et résolus pour protéger nos concitoyens».
Une tonalité proche de celle de François Bayrou qui estime que «ces attentats barbares méritent la mobilisation de tous (…). Les démocraties doivent exercer une solidarité sans faille».
Plus alarmiste, Jean-Marie Le Pen a déclaré, sur Public Sénat, que «nous sommes un petit peu assis sur une poudrière». «S’il y avait des attentats ou même des troubles graves en pleine période électorale, cela aurait des conséquences qui peuvent être illimitées», lance-t-il.
Quant à Philippe de Villiers, il demande purement et simplement «l’interdiction des mouvements salafistes en France». «Tous les salafistes ne sont pas des terroristes, mais cette branche de l’islamisme porte le terrorisme comme la nuée porte l’orage», affirme le candidat du MPF.