Sarkozy promet un pschitt à Chirac ?

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Publié le 12 avril 2007.

AFFAIRES - Une entente très cordiale. «Le Canard enchaîné» a affirmé hier qu'un accord secret aurait été passé entre...

Une entente très cordiale. Le Canard enchaîné a affirmé hier qu'un accord secret aurait été passé entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac pour éviter toute poursuite judiciaire à l'encontre de l'actuel chef de l'Etat une fois qu'il aura quitté l'Elysée. Selon l'hebdomadaire, Sarkozy aurait promis d'éteindre « tout retour de flamme judiciaire » contre Chirac, en échange de son soutien officiel.Le tour de passe-passe s'opérerait via un projet de loi contre la délinquance examiné dès l'été si Sarkozy était élu. Un amendement imposerait la clôture des dossiers judiciaires pour les simples délits, après dix ans d'instruction. Trois vieilles affaires qui touchent Chirac du temps de la Mairie de Paris - concernant des emplois fictifs et des fausses factures - passeraient ainsi à la trappe judiciaire.Hier, la majorité a poussé des cris d'orfraie pour démentir l'information du Canard enchaîné. « Procédé scandaleux et inacceptable », selon l'Elysée. « C'est n'importe quoi », s'est exclamé Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy. Pour le candidat de l'UMP, « c'est grotesque, c'est blessant, c'est mensonger ». Plus sibyllin, Patrick Ollier, président chiraquien de l'Assemblée, a raillé une « accusation insupportable », tout en reconnaissant que « le souci de Nicolas Sarkozy » est de définir « un cadre de délai d'instruction qui ne dépasse pas dix ans ».Côté opposition, on a fait jouer le doute. Olivier Besancenot et José Bové ont dénoncé « les petits arrangements entre amis ». Ségolène Royal n'a pas réagi, mais le PS a demandé à chaque candidat de « s'engager, s'il est élu, à n'étouffer aucune affaire judiciaire ». François Bayrou s'est fait plus pugnace, estimant que « si c'est vrai, c'est évidemment inacceptable ».

B. B. (avec AFP)
dossiers Trois affaires qui remontent à plus de dix ans empoisonnent l'avenir de Jacques Chirac : le cas de l'emploi fictif d'une secrétaire du RPR à la Mairie de Paris, du temps où Chirac dirigeait la capitale ; une autre affaire de plusieurs emplois fictifs à la Mairie ; et des fausses factures présumées d'une imprimerie municipale parisienne. En cas de clôture des dossiers de plus de dix ans, l'affaire des faux électeurs parisiens, qui implique Jean Tiberi, finirait aussi aux oubliettes.
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