Lee Yoon-ki, réalisateur.
Déjà primé à Deauville en 2005, vous l’êtes de nouveau cette année...
Deauville est un vrai porte-bonheur. J'ai pu constater depuis deux ans à quel point il était important pour un cinéaste coréen de montrer ses films à l'étranger. Pas seulement pour les prix ou pour une reconnaissance internationale, mais le box-office coréen prend aussi en compte les entrées des festivals.
Comment décririez-vous votre cinéma ?
Mon style, intimiste, sensible, avec des histoires comme celles qu'on se raconte « entre amis », n'est pas forcément celui qu'on attend. Ce qui m'intéresse, c'est de révéler des sentiments cachés. Comme dans les films de Kieslowski. Il faut du tact et de la pudeur.
Pensez-vous que vos prix vont enfin permettre à vos films de sortir en France ?
Je l'espère. Pour This Charming Girl, le distributeur s'était désisté au dernier moment. Pour Ad Lib Night, qui vient de recevoir le Prix de la critique, on verra.