REVUE DE PRESSE - Ce que disent les journaux anglo-saxons des violences de la gare du Nord...
La presse anglo-saxonne a couvert timidement les
émeutes de la gare du nord, les journaux britanniques rappelant toutefois souvent qu’il s’agit du point d’arrivée de l’Eurostar au départ de Londres.
Selon le quotidien
«The Independent», qui souligne que de nombreux passagers pris au piège de la violence étaient britanniques, le candidat UMP a beaucoup à perdre. «Quelque soient les torts, les incidents pourraient être dévastateurs politiquement pour Nicolas Sarkozy. Il est détesté par beaucoup dans les pauvres banlieues des villes françaises (…). Il existe désormais une peur générale, aussi bien à gauche qu’au centre gauche, qu’une présidence Sarkozy génère ou fournisse une excuse à davantage de violence dans les villes françaises».
Le quotidien de gauche
«The Guardian» consacre un reportage à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, sur ce que les jeunes de banlieues attendent de la présidentielle. «Alors que les candidats discutent de l’identité nationale, le sentiment que les banlieues pourraient prendre feu à la moindre étincelle persiste». Le journal en veut justement pour preuve les incidents de la gare du nord, «point de passage des voyages fatigants vers les banlieues et qui forme, selon un habitant des quartiers, un mur de Berlin entre le Paris des riches et des pauvres».
Sur un ton très neutre, le
«Daily Telegraph» rappelle que «les candidats à la présidentielle française se sont tirés dessus à boulets rouges à propos des raisons qui ont transformé la simple arrestation d’un resquilleur en une émeute à grande échelle».
Selon
«The New York Times», ces violences sont «les pires dans Paris depuis le printemps dernier», à l’occasion du CPE. Cet «épisode (…) rappelle que les tensions mijotent toujours 18 mois après les émeutes de banlieues».
Alexandre Sulzer