Sept candidats s’engagent contre la corruption…

10 contributions
Publié le 26 mars 2007.

PRESIDENTIELLE – Mais que font les cinq autres ?

Après le pacte écologique de Nicolas Hulot, voici le pacte anti-corruption de Transparence International France (TI France). L’association a demandé aux candidats de s’engager contre la corruption alors que son Baromètre mondial, publié en décembre 2006, avait pointé le manque de transparence et d’intégrité de la vie publique hexagonale.

…/… A suivre, sur 20minutes.fr : 3 questions à Daniel Lebègue, président de TI France.

Sept candidats s’engagent

François Bayrou, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et Dominique Voynet ont répondu positivement à la majorité des propositions de TI France, même si certains points sont sujets à débat.

Les sept candidats se sont ainsi engagés, entre autres, à donner les moyens à la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP) de contrôler les comptes des partis politiques ; renforcer les moyens des juridictions spécialisées dans la lutte contre la corruption et engager, au sein de l’Union européenne, une action vigoureuse contre les paradis fiscaux et le blanchiment d’argent sale.

Mandats successifs et secret défense

Sur les questions des mandats successifs et du secret défense, les candidats sont moins unanimes. François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se déclarent opposés à la proposition de limiter à deux mandats successifs la même fonction élective.

La majorité des candidats se déclare favorable à une réforme de la procédure du secret défense, à l’exception de Nicolas Sarkozy qui n’estime pas cette réforme indispensable en l’état actuel. Quant à François Bayrou, s’il est favorable à une réforme du système, il est opposé à la proposition de TI France tendant à conférer un pouvoir de décision à la Commission Consultative du Secret de la Défense Nationale.

De Villiers n’a pas de compte à rendre


Les candidats qui ne se sont pas engagés (Arlette Laguiller, José Bové, Philippe de Villiers, Frédéric Nihous et Gérard Schivardi) ont invoqué un manque de temps et de moyens humains. Seul Philippe de Villiers a écrit à TI France pour signifier qu’il ne souhaitait pas répondre au questionnaire, estimant qu’il n’avait pas de compte à rendre en la matière, selon Daniel Lebègue.

Le président de l’association affirme néanmoins que «TI France ne peut que se féliciter des réponses reçues. (…) Cela est d’autant plus important que le thème essentiel de la lutte contre la corruption était jusqu’ici absent du débat relatif à l’élection présidentielle.» Il soutient que l’association «s’assurera de l’application effective des engagements pris».
Sandrine Cochard
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr