PRESIDENTIELLE - Les proches du candidat centriste ne sont pas inquiets par les sondages qui montrent une stabilisation.
Trou d’air dans la campagne de François Bayrou. Deux sondages publiés jeudi signalent une perte de popularité du candidat centriste. Ainsi, il enregistre une perte de pas moins de quatre points (17% d’intentions de vote) dans l’enquête BVA-Orange-Presse régionale et une baisse de deux points dans le baromètre électoral d’Ipsos et Dell pour SFR et «Le Point».
.../... Vendredi dans 20minutes, un entretien exclusif avec François Bayrou.
Cette tendance vient confirmer la stagnation enregistrée mardi dans notre baromètre 20 Minutes-RMC-BFMTV-LH2. François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2, soulignait alors que «60% de son électorat est indécis». «Il doit trouver un moyen de se donner un nouvel élan», concluait-il.
«Nous sommes entrés dans une nouvelle période», reconnaît Hervé Morin, président du groupe UDF de l’Assemblée nationale. «Il est logique qu’après la forte période de hausse dans les sondages que François Bayrou a connue, il baisse», confie-t-il, fataliste. «Le ton de la campagne a changé, l’UDF subit une attaque conjointe de la part de l’UMP et du PS». Mais le responsable centriste dit ne pas être inquiet. «Les sondages sont trompeurs. Dans la réalité, Royal, Sarkozy et Bayrou se tiennent dans un mouchoir de poche».
Un point de vue partagé par Jean-Christophe Lagarde, l’un des porte-parole de François Bayrou. «Le sondage BVA donne Sarkozy à 31%. Vous croyez vraiment qu’un Français sur trois veut voter pour lui ?». «La stagnation enregistrée dans les sondages n’est absolument pas perceptible sur le terrain où le candidat fait le plein dans les salles, où les associations et les élus locaux le rejoignent en masse», poursuit-il. «Or, quand une candidature ne marche pas, les gens ne viennent pas vers vous». Tout juste Jean-Christophe Lagarde reconnaît-il une «phase de stabilisation» : «les Français se demandent en ce moment si François Bayrou peut vraiment changer le système». Les choses ne bougeront pas, selon lui, avant quinze jours. «Sonnera alors pour les électeurs l’heure du vrai choix».
Alexandre Sulzer