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RESF dénonce des «rafles» devant les écoles

SANS-PAPIERS – Deux arrestations ont eu lieu lundi et mardi à Paris…

«Un pas a été franchi.» Le réseau éducation sans frontières (RESF) a dénoncé mercredi les conditions dans lesquelles deux personnes sans papiers, d’origine chinoise, ont été arrêtées aux abords de deux écoles du 19e arrondissement, lundi et mardi à Paris.

«La préfecture de police de Paris nous avait pourtant assuré, les 5 et 27 juillet dernier, alors que nous étions reçus en délégation, qu'il n'y aurait pas d'interpellations dans et aux abords des établissements scolaires», souligne RESF. Interrogée, la préfecture n’était pas en mesure de répondre pour l’instant.

Intervention des parents

Lundi, la police aurait procédé à une tentative d'arrestation d'une femme venue chercher une petite fille à la sortie de l'école maternelle Rampal (19e). «Malgré l'intervention des parents, et celle d'enseignants, les policiers ont fouillé et interrogé cette femme (…) devant les enfants et parents traumatisés, raconte RESF. Ils l'ont ensuite emmené pour une destination qu'ils n'ont pas voulu préciser, laissant la petite fille désemparée...» Suivis et à nouveau «interpellés» par des parents de façon véhémente, les forces de l'ordre ont relâché la personne.

Mardi, une brigade est revenue sur les lieux pour interpeller un grand-père cette fois-ci, qui se trouvait dans un café en attendant d’aller chercher deux petits enfants à l’école Piver, non loin de là. «Ce qu’on en comprend pas, c’est que les policiers se trouvaient dans le café depuis plus d’une heure et qu’ils ont fini par sortir avec le grand-père à 18h, pile à la sortie de l’école», témoigne Maria Clark, membre de RESF et présente sur les lieux.

Gaz lacrimogène

Alors que des parents d'élèves, des enseignants, des militants de RESF et des habitants du quartier tentaient d'empêcher l’arrestation, «les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène, atteignant des enfants qui ont dû se réfugier dans l’école», s’indigne Maria Clark. Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement, avant d’être relâché mercredi.

«Des rafles de ce genre, il y en a deux ou trois par jour à Paris, dénonce Brigitte Wieser, membre de RESF Paris. Mais jusqu’à lundi, cela ne s’était jamais produit devant une école.»

Catherine Fournier


Catherine Fournier
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