«Ca fait longtemps qu'on attendait son départ»
Créé le 21.03.07 à 12h52
Mis à jour le 21.03.07 à 18h17
|
Nicolas Sarkozy suivi de Brice Hortefeux et Christian Estrosi le 21 mars 2007 à la sortie de l'Elysée à Paris/Thomas Coex AFP
PRESIDENTIELLE - Toutes les réactions après l'annonce, ce mercredi matin, du départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur, prévu lundi prochain.
Toutes les réactions après l'annonce, ce mercredi matin, du départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur, prévu lundi prochain.
Les syndicats de policiers...
SGP-FO: «Nicolas Sarkozy laissera derrière lui un bilan très contrasté. Son installation à la place Beauvau aura contribué à remobiliser les énergies et à ramener la confiance dans la profession. Mais la trop grande médiatisation des questions de sécurité, en particulier dans les quartiers difficiles aura contribué à mettre une pression inédite, de l'ordre du "productivisme", sur les forces de police.»
Synergie: «Nicolas Sarkozy aura été un grand ministre. Il a fait de grandes réformes pour rénover la police notamment avec une loi de programmation qui fera date et devra être poursuivie et amplifiée par son et ses successeurs.»
Syndicat national des officiers de police (Snop): «Nous saluons les moyens budgétaires, la réforme des corps et carrières, la lutte contre l'économie souterraine et la modernisation de la police. Mais un certain nombre de points ternissent le bilan: la culture du résultat axée sur d'excessives pressions statistiques, le problème récurrent des heures supplémentaires ni payées ni récupérées.»
Les politiques...
Henri Emmanuelli (PS): «Avec une économie de mots aussi froide que concise, Jacques Chirac aura réussi à accorder à Nicolas Sarkozy un soutien a minima tout en le chargeant d'un héritage bien encombrant.»
Maurice Leroy, porte-parole de François Bayrou (UDF): «[En lui apportant son soutien], Chirac vient de démentir la campagne de rupture de Sarkozy.»
Nicolas Sarkozy (UMP): «Le soutien de Jacques Chirac est important sur un plan politique et aussi sur un plan personnel.»
Ségolène Royal (PS): «C'est la continuité de la politique de la droite telle qu'elle est conduite. Nicolas Sarkozy est le candidat sortant de la majorité sortante.»
Patrick Ollier (UMP): «Maintenant, Nicolas Sarkozy est un homme totalement libre. Il va devenir un candidat plus efficace pour défendre nos valeurs communes.»
Dominique Strauss-Kahn (PS): «C'est une bonne chose. Depuis longtemps, nous réclamions que Nicolas Sarkozy, qui a une fâcheuse tendance à mélanger son rôle de ministre et de candidat, quitte son poste. Le mélange des genres a été fort et s'est fait au détriment de tous les autres candidats.»
Olivier Dartigolles, porte-parole de Marie-George Buffet (PCF): «L'idée force de son action se résume par un mot: la stigmatisation. Pendant cinq ans, il n'a eu de cesse de s'en prendre aux jeunes parce que “violents”, aux juges parce que “laxistes”, aux immigrés parce qu'“étrangers”, aux chômeurs parce que “sans travail”.»
Noël Mamère (Verts): «Sarkozy n'est pas l'anti-Chirac, il n'est que l'héritier. Il a les mêmes pratiques, le même cynisme et la même liberté avec les institutions.»
Alain Juppé (UMP): «Cette déclaration vient au bon moment pour rassembler l'ensemble de nos forces et donner un nouvel élan à la campagne de Nicolas Sarkozy.»
Philippe de Villiers (MPF): «Nicolas Sarkozy est un Chirac miniaturisé, son clone: des promesses de droite, une politique de gauche. […] Les deux hommes partagent le même bilan siamois.»
Jean-Marie Le Pen (Front national): «Le soutien de M. Chirac prouve que Sarkozy est bien son héritier. Mais M. Sarkozy a tout à craindre si le résultat en est le même que celui de l'appel de M. Chirac à voter Giscard en 1981.»
Vos réactions