Ils étaient seize le 21 avril 2002, ils seront douze le 22 avril 2007. Le Conseil constitutionnel a publié hier la liste des candidats à la présidence de la République. Cette étape marque l'entrée dans la dernière ligne droite de la campagne. Revue d'effectifs.
Les recalés, les retenus. Le recueil des cinq cents parrainages d'élus nécessaires pour se présenter a alimenté un long suspense autour de Philippe de Villiers, Jean-Marie Le Pen et Olivier Besancenot. Hier, le mystère entourant la candidature de José Bové a plané jusqu'à la dernière seconde. L'altermondialiste sera finalement présent. Le système des parrainages aura malgté tout barré la route à des candidats sérieux, comme l'écologiste Corinne Lepage ou le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.
Les chiffres clé. Douze candidats au départ, c'est moins qu'en 2002, mais c'est autant qu'en 1974, deuxième chiffre le plus élevé sous la Ve république. Les ralliements du MRC de Chevèvement et du PRG de Taubira au camp socialiste, ainsi que celui de Bruno Mégret à Jean-Marie le Pen, expliquent essentiellement la baisse constatée en cinq ans. Deux autres chiffres attirent l'attention ; un tiers de femmes (Royal, Voynet, Laguiller et Buffet), c'est un record; un quart de trostkystes (Laguiller, Besancenot et Shivardi), c'est une singularité et un sujet d'étonnement pour nombre de pays étrangers.
De l'air pour les petits candidats. A partir d'aujourd'hui les télévisions et les radios sont contraintes de respecter la règle de l'égalité du temps de parole et d'égalité du temps d'antenne accordés aux candidats. A compter du 9 avril elles devront assurer une égalité parfaite. En 2002, cette règle avait boosté les intentions de vote de Christiane Taubira (PRG), Jean-Saint-Josse (CPNT), Olivier Besancenot et Jean-Marie le Pen. Autre bonne nouvelle pour les candidats les moins puissants: la seule obtention des 500 parrainages assure d'être remboursé par l'Etat de 800 000 euros de frais de campagne.