Il aura prononcé le mot amour et conjugué le verbe aimer plus de soixante fois en une heure. Pour son grand meeting destiné à la jeunesse, Nicolas Sarkozy a rassemblé, au Zénith de Paris, quelque dix mille jeunes venus de toute la France. Quasiment aucune proposition concrète dans le discours du candidat UMP à la présidentielle, mais une longue déclaration d'amour : à la liberté, à son pays, à la fraternité... Il a esquissé un portrait d'une jeunesse qu'il souhaite « fière, libre et autonome » et l'a invitée à faire de « grands rêves ».Nicolas Sarkozy n'en a pas oublié son cheval de bataille actuel, la question de l'identité de la France, de la République, de la nation « qu'il ne faut pas avoir peur de défendre ». Sans réitérer sa proposition de « ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale » qui a créé la polémique, Nicolas Sarkozy s'est demandé « comment accueillir les derniers arrivants si on ne leur explique pas ce que c'est que la France ».Reste que le candidat séduit autant qu'il effraie. « Notre pari, c'est de penser que ce qui l'emportera au bout du compte, c'est l'envie de changer les choses », assure en coulisses Laurent Wauquiez, député UMP. Pour lui, les propositions destinées aux jeunes (orientation en amont, aide aux financements de projets, mesures d'accompagnement à la fin des études...) feront la différence.