Strauss-Khan chargé de taper sur Bayrou et Sarkozy
Créé le 16.03.07 à 20h55
Mis à jour le 16.03.07 à 21h40
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Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal le 6 février 2007 à Paris/Eric Feferberg AFP/Archives
PRESIDENTIELLE – Pour son premier meeting avec Ségolène Royal...
L'ex-ministre de l'Economie Dominique Strauss-Kahn s'est chargé d'attaquer François Bayrou et Nicolas Sarkozy, pour sa première participation à une réunion publique de Ségolène Royal vendredi soir, à Charleville-Mézières. «Ségolène Royal fait campagne avec 100 propositions. François Bayrou fait campagne sans proposition», a lancé le député du Val d'Oise devant plus de 2.000 personnes.
L'ex-candidat à l'investiture socialiste Dominique Strauss-Kahn s'est présenté comme le «premier» soutien de Ségolène Royal vendredi lors de son premier meeting de campagne avec la candidate, exhortant tous les socialistes «à se mettre en rang» pour gagner.
«Quand la gauche a choisi sa candidate, alors tous les socialistes sont derrière elle et moi le premier», a déclaré le député du Val d'Oise à Charleville-Mézières. «Mon objectif est simple, c'est de contribuer à ma place à la victoire de Ségolène». Dominique Strauss-Kahn s'est étonné que sa présence avec son ancienne rivale ait «fait couler de l'encre», «comme s'il n'était pas naturel pour un socialiste de défendre la campagne d'une socialiste. Quand on est à gauche, on vote selon ses convictions, on vote pour changer le monde, on ne fait pas de petits calculs.»
«Il faut qu'elle se sente libre comme elle l'a dit», a-t-il ajouté. «Le parti socialiste doit lui être utile c'est son devoir. Elle n'est pas là pour être utile aux socialistes. Elle est là pour etre utile aux idéaux de la gauche. Elle est là pour être utile à la France et elle doit pour ça mener sa campagne comme elle l'entend». «Maintenant, ce que j'attends de chacun des socialistes dans les cinq semaines devant nous, c'est qu'ils se mettent en rang pour partir à la bataille et faire gagner la gauche», a-t-il conclu.
Le candidat malheureux à l'investiture socialiste a ensuite concentré ses attaques sur le candidat UMP. «Il a donné des clins d'œil à l'électorat du Front national avec son ministère de l'immigration et de l'identité nationale», a estimé M. Strauss-Kahn.
«Le problème n'est pas qu'il parle de l'identité nationale. Là où il passe les bornes, là où il met en danger l'esprit même de notre pays, c'est quand il accole dans une même phrase immigration et identité nationale, comme pour dire que la menace sur l'identité nationale vient de l'immigration. C'est contraire à toutes nos traditions», a-t-il développé. Dominique Strauss-Kahn a encore accusé M. Sarkozy de vouloir à la fois la baisse de la dette et des impôts: «ce n'est pas possible de faire les deux à la fois.»
«On ne baissera pas les impôts. On ne va pas les augmenter. Les socialistes ne sont pas là pour augmenter les impôts. Il faut laisser la fiscalité au niveau où elle est», a-t-il déclaré. L'ex-ministre a encore critiqué l'un des slogans-phare de M. Sarkozy, «travailler plus pour gagner plus», rappelant en substance que la durée du temps de travail ne dépendait pas des salariés.
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