PRESIDENTIELLE – Dix jours après avoir rallié Sarkozy, il y a déjà de l'eau dans le gaz...
Au départ, une coïncidence. Le jour où Simone Veil annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy, le ministre de l’Intérieur proposait la création d’un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.
«Je n'ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë»
Depuis, Simone Veil a été très discrète. Et François Bayrou, qui pouvait espérer son soutien a estimé que «la Simone Veil que j'ai connue et respectée, je suis sûr qu'elle ne peut pas accepter cette approche.»
Effectivement, la terminologie utilisée par le candidat Sarkozy n’a pas plu à
Simone Veil. Elle y revient dans une interview à paraître dans «
Marianne» samedi: «Je n'ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë. J'aurais préféré parler d'un ministère de l'Immigration et de l'Intégration.»
«Chacun a le droit d’avoir sa propre opinion»
La communication entre les deux est difficile, au propre comme au figuré: «Il est très difficile à joindre en ce moment. Mais je compte bien lui en parler. Je lui ai toujours dit ce que j'en pensais.»
Nicolas Sarkozy lui a répondu par médias interposés, en déplacement à Gap: «Chacun a le droit d'avoir sa propre opinion, ce n'est pas un problème. Chacun a le droit d'avoir sa propre sensibilité.»
P. K. (avec AFP)