Comme les autres membres de la famille, il ne s'est pas constitué partie-civile dans ce dossier où le contexte affectif et médical unissant les proches de la victime à la principale accusée, le docteur Laurence Tramois, sœur de la compagne de Laurent Druais, a été régulièrement évoqué. La veille, le père de Laurent Druais avait déclaré soutenir «de tout son cœur» les deux femmes, estimant qu'elles n'étaient «pas des accusées» mais «des victimes». «Nous connaissons Laurence depuis 20 ans. Nous étions là pour sa thèse, pour son mariage», avait-il précisé.
Laurence Tramois, 35 ans, est accusée de «complicité d'empoisonnement» pour avoir prescrit un soir d'août 2003 une injection létale de potassium à Paulette Druais, 65 ans. L'infirmière Chantal Chanel, 40 ans, répond du chef «d'empoisonnement» pour avoir appliqué la prescription.
D'autre témoins, membres du personnel hospitalier, se sont appliqués à décrire une Paulette Druais «fière», «attachante», «coquette», désireuse de «rester digne jusqu'au bout», et dont les heures étaient comptées. «Elle m'a demandé de l'aider à partir», affirme Catherine Lestangt, aide-soignante à Saint-Astier, «elle m'a demandé de la libérer de ce calvaire». Puis, désignant les deux petites femmes aux yeux rougis, tassées dans le box des accusés, elle interroge: «Est-ce qu'elles ont l'air de criminelles ?»
Le verdict est attendu jeudi soir.