Après Paris, le très haut débit débarque à Toulouse. Dès cet été, cinq quartiers de la Ville rose seront raccordés à la fibre optique de l'opérateur France Télécom, qui a présenté l'action hier. Les internautes de Jolimont, Marengo, Saint-Aubin, Montplaisir et Saint-Michel pourront surfer à 100 mégabits, ce qui leur permettra de télécharger cinq fois plus rapidement leur DVD préféré. L'opérateur vise le raccordement de quelques centaines de clients d'ici à la fin de l'année, avant de l'étendre à l'ensemble de la ville à l'horizon 2012. Son concurrent Numericable activera ses premières lignes à 100 mégabits en mai, pour atteindre les 55 000 foyers en décembre. En attendant, la norme restera celle des bons vieux fils de cuivre et de l'ADSL... pour ceux qui y ont accès.« Potentiellement, 97,5 % de la région est couverte. Nous avons lancé en 2003 le « plan haut-débit pour tous » qui s'achèvera fin mars avec l'équipement de nos mille centraux téléphoniques », assure Mireille Garcia, directrice régionale de France Télécom. Mais selon une enquête réalisée fin 2006 par la région, 6 % de la population n'y aurait pas accès et serait dans les fameuses zones blanches. Pour contrer cette fracture numérique, les collectivités viennent prendre le relais des opérateurs en finançant ou en aidant certains projets. C'est le cas à Sauliac-sur-Célé, petite commune du Lot, non éligible aux offres traditionnelles. Ses internautes peuvent depuis février se connecter au haut-débit grâce au wi-fi. La commune a répondu à l'appel à projet du conseil régional, qui a mis en place une enveloppe financière pour aider les 760 communes « oubliées » ou mal desservies.
B. C.