Saint-Louis sucre 120 postes

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Publié le 13 février 2007.

MARSEILLE - L'entreprise a annoncé l'arrêt de son activité de raffinage...

Saint-Louis Sucre a annoncé mardi, lors d'un comité central d'entreprise à Paris, sa décision d'abandonner l'activité raffinage de sucre de canne dans son usine de Marseille, entraînant 120 suppressions d'emplois sur 240, sans licenciement sec, a annoncé le groupe.

L'activité raffinage, selon le projet de la direction, prendra fin le 1er octobre 2008. «Le nouveau règlement sucrier européen rendra en effet cette activité déficitaire à compter de cette date», a expliqué l'entreprise dans un communiqué.

L'Union européenne, dans une réforme entrée en vigueur le 1er juillet 2006, a décidé de réduire les aides allouées aux raffineurs de sucre brut de canne et d'ouvrir le marché du sucre brut aux sucreries à partir de 2009 alors que jusqu'ici les usines de raffinage en avaient l'exclusivité.

Un prochain CCE, début mars, doit permettre d'étudier les différentes possibilités de reclassement, selon un porte-parole de la direction. Saint-Louis a annoncé en revanche sa décision de maintenir son activité de conditionnement de sucre à Marseille, et de continuer à employer 120 personnes sur le site marseillais.

Depuis 150 ans

Les employés de l'usine, implantée depuis 150 ans dans le quartier Saint-Louis de Marseille qui lui a donné son nom, avaient déclenché un droit d'alerte il y plusieurs semaines après l'annonce par la direction que l'activité de raffinage n'était plus rentable.

L'usine de Saint-Louis est l'une des dernières en France à raffiner du sucre brut avec celle de Nantes, propriété du groupe Beghin-Say (Tereos) et celle d'Erstein, en Alsace. A elles trois, elles disposent pour l'instant d'un quota de production de 300.000 tonnes annuelles, dont 150.000 pour la raffinerie marseillaise.

Le raffinage du sucre brut en sucre blanc (blanchiment, retrait des impuretés) est une activité réglementée, qui ne peut être effectuée pour l'instant que dans des raffineries. En revanche, le sucre de betterave est raffiné dans des sucreries qui réalisent tout le processus de transformation.

En échange d'un prix garanti aux producteurs de sucre brut, les raffineries bénéficient de subventions pour pouvoir concurrencer le prix du sucre de betterave, d'un coût de revient moins élevé.

Le groupe Saint-Louis Sucre, propriété depuis 2001 du premier sucrier mondial l'Allemand Südzucker, emploie 1.637 personnes sur dix sites, dont cinq sucreries de betteraves en France, au nord de la Loire.
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